Reportage
"Mon métier c’est la couleur"
L.A. : Comment êtes-vous devenue coloriste ?
J’ai commencé à travailler dans la publicité puis dans le dessin animé. Ma rencontre avec Denis Bajram a été déterminante. Il m’a proposé de participer en tant que coloriste à la réalisation de l’album Cryozone. C’était le début d’une nouvelle carrière.
L.A. : En quoi consiste votre métier et quelles qualités nécessite t-il ?
Je suis chargée de mettre en couleur les albums de bande dessinée. Pour cela, j’utilise le plus souvent l’informatique. Je suis là pour servir et accompagner l’histoire imaginée par le dessinateur. Si la technique s’apprend assez vite, il faut aimer l’image, avoir le sens de l’observation et faire preuve de créativité. La mise en couleur d’un album de 46 planches nécessite en moyenne 2 à 3 mois de travail, tout dépend du dessin, des détails.
L.A. : Quelle est votre démarche avec le dessinateur ?
Le travail de collaboration avec l’auteur est important. Il y a toujours une phase d’échanges entre ce qu’attend le dessinateur de la couleur, ce que moi je vois, ce que l’éditeur veut, ce que le scénariste aimerait... Il faut arriver à faire une synthèse de tous ces points de vue. Certains auteurs laissent totalement carte blanche au coloriste, d’autres ont déjà une idée des ambiances qu’ils souhaitent. Dans les deux cas, le coloriste et le dessinateur doivent avoir un minimum d’affinités.


