Reportage
Santé
2 questions au docteur S. médecin généraliste

- La ville est à l’initiative de la création d’un réseau local santé destiné à fédérer les énergies pour faciliter l’accès aux soins et apporter une réponse cohérente aux patients. Qu’en pensez-vous ?
- Docteur S. [1] : Je ne suis pas personnellement impliqué dans les réseaux existants. Je sais que sur Lormont, certains de mes confrères oeuvrent déjà dans ce sens, dans les domaines tels que la toxicomanie, la gérontologie ou les soins palliatifs. Pour ma part, je fonctionne avec quelques personnes relais. Ce projet de réseau local peut être intéressant s’il nous facilite les choses dans les domaines administratif et social. Il ne faut pas qu’il soit une administration de plus mais qu’il puisse être réactif et s’inscrire dans le temps.
- Quel regard portez-vous sur la santé des Lormontais ?
- Docteur S. : J’exerce à Lormont depuis 1991. Ma clientèle est assez hétéroclite. J’observe que les problèmes sociaux prennent plus d’importance qu’avant : perte d’emploi, précarité retentissent sur l’état de santé physique des personnes. L’anxiété, l’angoisse sont des pathologies plus fréquentes. Si les bénéficiaires de la CMU sont aujourd’hui plus nombreux, j’ai très peu dans ma clientèle de cas sociaux graves comme ça peut être le cas chez d’autres confrères.
[1] Le Code de déontologie des médecins leur interdit toute forme de promotion. C’est à ce titre que le docteur S. a préféré conserver l’anonymat, même si ses propos n’ont aucun caractère publicitaire.


