Reportage
Santé
Des efforts mutualisés pour l’accompagnement des patients
La clinique des 4 Pavillons, qui va devenir la Polyclinique de Bordeaux Nord Aquitaine, connaît une importante phase de travaux à l’issue de laquelle elle élargira considérablement son champ d’intervention : urgences, scanner, IRM (imagerie par résonance magnétique), cardiologie, neurologie, dialyse et bien sûr chirurgie.
La PBNA cherche également à être au plus près des attentes de ses patients, notamment en développant l’hospitalisation à domicile. De son côté, la Ville étend à ce public les services, classiques ou innovants, de maintien à domicile qu’elle propose déjà aux personnes âgées : aide à domicile, portage de repas, accompagnement aux courses, portage de livres... autant de services qui facilitent le maintien à domicile et adoucissent un peu la pénibilité des soins. Il s’agit là des prémices d’un rapprochement appelé à se développer : le réseau Ville-Hôpital.
En devenant le principal centre de soins de la Rive droite, la PBNA fait sienne une mission de service publique qui est traditionnellement celle de l’hôpital. Elle sera ainsi amenée à traiter des patients pour qui un accompagnement social s’impose en complément des soins médicaux. Le Dr Guichard, fondateur de la PBNA, est bien sûr favorable au développement d’un réseau Ville-Hôpital qui permettra l’accompagnement des patients bien au-delà des seules problématiques médicales.
“Ville et clinique ont des intérêts communs. De la mairie, et plus largement des collectivités locales, j’attends davantage de prestations sociales. Il nous faudrait un(e) assistant(e) social(e), présent(e) à la clinique au moins à temps partiel, pour recenser les besoins des personnes hospitalisées, anticiper leurs difficultés sociales (en particulier pour celles qui ont des familles défaillantes ou des problèmes de logement) et en assurer le relais auprès des services sociaux publics.
En ce qui concerne ma spécialité, la cancérologie, je constate que certains malades deviennent dépendants sans obtenir pour autant le soutien ad hoc. J’aurais besoin de l’aide d’un(e) psychologue qui s’investisse auprès d’eux, mais l’intervention de psychologues n’est pas prévue par la nouvelle grille de tarification... Le partenariat avec la Ville pourrait aussi se matérialiser de cette manière.
Notre ouverture prochaine à un public plus difficile, notamment via les Urgences, nous met face à de nouveaux défis, il est clair que nous avons tout intérêt à nous appuyer sur le réseau Ville-Hopital, autant qu’il sera possible.”


