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Lormont actu – Mars-avril 2021

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Magazine de la Ville de Lormont n°133
"La jeunesse résiliente"

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Sommaire

A la Une

Edito & ours

  • Trois questions à Jean Touzeau, maire de Lormont

Au fait

  • Fablab à l'école
  • La chaussure dans tous ses états
  • Sport en ligne
  • Arrêt sur image :  Ateliers TAP
  • Les jeunes du cours Florent donnent de la voix
  • Mobilisés pour la vaccination

      Regards

      • Linda désir : nouveau souffle pour Brassens Camus

      Grand format

      • Les jeunes dans la tourmente
      • Le foot sans collectif
      • Camille, étudiante résiliente

        Pratique

        Tribunes

        En téléchargement

        Podcast

        Trois questions à Jean Touzeau, maire de Lormont

        Lormont actu : Les tirs de mortiers d’artifice secouent les banlieues.  Comment luttez-vous contre ce nouveau fléau ?

        Jean Touzeau, maire de Lormont : Ces tirs inappropriés sont dramatiques parce qu’ils génèrent des accidents très graves. Leurs auteurs ne les utilisent pas pour faire la fête mais pour effrayer, voire blesser. Cette situation m’inquiète beaucoup. Le gouvernement et le parlement doivent durcir la législation concernant leur usage et leur vente. Les auteurs doivent être condamnés. Je suis intervenu à plusieurs reprises auprès de Madame la Préfète. Avec d’autres maires, j’ai également saisi les parlementaires. Il n’est pas normal que les maires aient besoin d’implorer le Gouvernement pour réclamer des moyens et des sanctions. Nous voyons bien que l’anticipation n’est pas le point fort de ceux qui nous dirigent actuellement. Dans ce domaine comme dans bien d’autres.

        LA : L’absence de centre de vaccination à Lormont est-elle aussi un défaut d’anticipation de l’État ?

        JT : Nous avons travaillé en amont avec le corps médical local pour nous tenir prêts pour la vaccination. Dès le mois de décembre, la Ville a mis des locaux à la disposition de l’État. Ce dernier a ouvert 6 centres sur la rive gauche et un seul sur la rive droite à Floirac… oubliant toute une partie de nos territoires. Voilà l’exemple même de décisions verticales que je dénonce depuis des mois. Nous avons bien sûr immédiatement fait des propositions, l’une à l’Ehpad du CHU, l’autre à Carriet. Nous venons d’obtenir le feu vert pour l’aménagement d’un centre de vaccination secondaire place Magendie, dans les locaux de l’ancienne Coop paysanne. Celui-ci devrait être opérationnel dès le 22 février et sera approvisionné en vaccins AstraZeneca. Nous avons enfin un peu de lisibilité sur la façon dont on peut participer à protéger nos administrés.

        LA : La crise sanitaire affecte durement les jeunes. Peut-on parler de jeunesse oubliée ?

        JT : La jeunesse a naturellement soif de liberté. Elle subit cette période plus difficilement que l’ensemble de la société, et c’est pour nous une grande préoccupation. Notre jeunesse vit depuis des mois sous le poids de contraintes écrasantes, parfois sans accès à leurs établissements, au sport ou aux pratiques culturelles, et parfois en vivant des situations familiales exacerbées.

        Le confinement à plusieurs générations dans un petit appartement ne favorise ni les relations
        intrafamiliales, ni les études, ni l’épanouissement.

        Nous nous sentons très solidaires de la jeunesse. La Ville se mobilise, avec des moyens certes modestes, pour aider les jeunes et pas uniquement les publics identifiés comme prioritaires. Les réponses de l’État apportées à ce malaise sont très insuffisantes, notamment sur les éléments les plus fondamentaux que sont le logement, le transport et l’alimentation. Un revenu de base, un RSA étudiant est absolument indispensable au rebond de notre jeunesse.

        Tout ceci montre que les épreuves peuvent conduire au meilleur comme au pire. Le pire serait de surmonter l’obstacle tôt ou tard mais sans en tirer enseignement. Dans leur souffrance, nombre de jeunes se montrent encore capables de solidarité, d’actions généreuses en faveur de leurs camarades en difficulté et des plus démunis, d’une attention accrue à l’environnement et au monde qui les entourent. Le meilleur sera de parvenir à prioriser le bien vivre ensemble, la solidarité, la place laissée à la nature et à un rapport sain avec notre planète. Cette injonction de Gandhi me revient souvent : « Vivons simplement pour que d’autres puissent simplement vivre ».

        Souvenons-nous aussi que la vie ce n’est pas d’attendre que l’orage passe, c’est d’apprendre à
        danser sous la pluie.