Education

Ca flashe à l’école !

Depuis la rentrée, plusieurs enseignants utilisent les QR codes à des fins pédagogiques. C’est le cas d’Emilie Ithier, directrice de l’école élémentaire Marcel Pagnol et enseignante en CP.

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« J’ai commencé en début d’année scolaire, à l’occasion de l’arrivée de la nouvelle méthode heuristique de mathématiques, basée sur la manipulation de matériel et de jeux, explique la jeune enseignante. Je crée des QR codes grâce à l’application Unitag que j’intègre dans les cahiers des élèves. Ces QR codes renvoient vers les nombreuses ressources et contenus du réseau Canopé, développé par l’Education nationale ».

Mais, au fait un QR code c’est quoi ?

C’est un code-barre de forme carrée, qui donne accès à un contenu hébergé sur Internet, accessible à partir d’un smartphone ou d'une tablette connectée et d'une application permettant de le lire. Il suffit de le scanner (ou de le flasher) pour lire les informations qu’il contient.

Un usage qui progresse peu à peu

Au début de l’expérimentation, en septembre, seuls 3 à 4 enfants ont adhéré. Aujourd’hui, ils sont 8 à utiliser cet outil, soit quasiment la moitié de la classe. Les enfants ont accès librement à des petites vidéos, ludiques et attractives. Ils peuvent ainsi réviser leurs leçons à la maison ou à l’école, à leur rythme et en toute autonomie, à l’aide du smartphone de leurs parents ou des tablettes en classe. Ces ressources sont complémentaires des enseignements scolaires traditionnels, ils ne s’y substituent pas. C’est une façon pour l’enseignant d’enrichir et de compléter une leçon avec un document sonore ou vidéo, de rappeler un cours, d’offrir des exercices. L’élève peut visionner ces ressources numériques facilement et autant de fois qu’il le souhaite, facilitant ainsi la mémorisation des données.

Impliquer et responsabiliser les parents

« Nous avons informé les parents de cette expérimentation en début d’année scolaire, ajoute Emilie Ithier. Aucun d’eux n’a refusé. Certains, peu habitués à ces nouvelles pratiques, ont sollicité de l’aide pour l’installation de l’application permettant de flasher les QR codes. Cet outil permet donc aussi d’impliquer les parents dans l’accompagnement des devoirs ».

Emilie Ithier devrait élargir l’utilisation des QR codes à la lecture au second trimestre. Et à la rentrée scolaire prochaine, plusieurs de ses collègues pourraient elles aussi les intégrer à leurs pratiques. « L’utilisation des écrans en classe ne dépasse pas 10 minutes par jour, conclue Emilie Ithier. On est loin des 30 minutes maximales quotidiennes préconisées chez l’enfant. Pour sensibiliser élèves et parents aux risques de sur exposition, l’école travaille en parallèle avec l’infirmière scolaire de secteur.