Economie sociale et solidaire, Insertion, Solidarité

Micro-crédit, maxi soutien

Un micro-crédit de l’ADIE a permis à Mélanie Gomes Coelho, chef d’entreprise lormontaise, de maintenir son activité malmenée par la crise sanitaire.

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Le combat fut long et incertain avant que la lormontaise Mélanie Gomes Coelho, créatrice de Nelmine Caftan, ne touche l’aide du fonds de solidarité créé par l’État pour aider les entreprises impactées par la crise sanitaire. Son activité de vente et de location de robes de mariée et de soirée, située dans le quartier Carriet, a été fortement perturbée, au gré des confinements et de la fermeture des commerces. Coup dur pour cette lormontaise de 29 ans, mère de deux jeunes enfants et un casse-tête administratif qui s’est finalement achevé par le versement – tardif – des aides de l’État. Elle témoigne :

 

« J’ai très peu travaillé, seulement quand les mariages à la mairie en petit comité étaient maintenus, ou quand certaines personnes organisaient malgré tout de petites cérémonies à la maison. Les charges continuaient de courir. J’avais 2 500 € de TVA à verser. J’ai obtenu des facilités de paiement, mais ma trésorerie a été affectée. L’État disait : on va vous aider… Mais officiellement je tiens un magasin de vêtements alors que je travaille dans l’événementiel. Du coup, lors du premier confinement, je n’ai pas eu droit au fonds de solidarité. Pour les impôts, j’étais un ‘dommage collatéral’. Et lors les deux confinements suivants, on me demandait sans cesse les mêmes papiers. »

« Quand on est tout petit, c’est difficile. »

L’activité de Mélanie Gomez Coelho est pourtant solide et bien rodée. Quand elle a décidé de se lancer à son compte en 2016, elle a bénéficié de l’aide de France Active, qui accompagne et finance les créations d’entreprises. Depuis, son affaire tourne bien. Les clientes viennent de loin – l’agglomération bordelaise, mais aussi Bergerac ou Angoulême. Autour de Nelmine Caftan, de nombreuses « petites mains » de l’économie du textile s’affairent :  retoucheuse, service de livraison au niveau local ; et à l’international, des couturiers turcs, marocains, indiens ou libanais qui confectionnent les robes traditionnelles ou orientales, souvent sur mesure.

 « Ces ateliers aussi ont souffert. Les délais d’acheminement étaient plus longs. Ils étaient très inquiets. Ils vivent de l’exportation. Quand on est tout petit, c’est difficile ».

La jeune chef d’entreprise, assure sur tous les fronts depuis ses débuts et déclare s’être sentie bien seule, submergée par la complexité de la situation. Le sourire de Mélanie peut rayonner de nouveau sur le petit show-room du 6 rue Jacques Thibaud, au cœur du quartier Carriet.

Du 4 au 8 octobre, "Les rendez-vous de l'Adie"

41% des créateurs d’entreprise ont moins de 30 ans (source INSEE pour l’année 2020). L’ADIE a choisi d’aider les jeunes entrepreneurs grâce au micro-crédit accompagné. À Lormont, 21 personnes sont accompagnées dans leur lancement et ou leur développement. 57% d’entre elles vivent dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (Carriet, Génicart, Bois fleuri…)
À l’occasion de sa semaine d’action, "Les rendez-vous de l'Adie", du 4 au 8 octobre, l’association organise des événements et ateliers gratuits pour faire connaître ses solutions de financements, alternatives au crédit bancaire, et dispenser de bons conseils pour se lancer, s'adapter et grandir.

À Lormont, deux temps-forts et un rendez-vous web, pour s’informer sur les possibilités de financements et d'accompagnement de l'Adie :


> Portes ouvertes, vendredi 8 octobre, de 10h à 17h, à l’agence Adie, 11 rue du général Delestraint.
> Rendez-vous individuels pour les demandeurs d'emploi, mercredi 6 octobre après-midi, sur inscription auprès de leur conseiller, au Pôle emploi, 4 rue Romain Rolland.
> Et tout un programme de webconférences accessible sur le site de l'adie.

 

 

 

+ d’infos : 11 rue du général Delestraint – 09 70 85 51 13
https://www.adie.org/