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Lormont actu – Juillet-août 2021

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Magazine de la Ville de Lormont n°135
"Cultiver en ville, c’est possible"

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Edito & ours

  • Trois questions à Jean Touzeau, maire de Lormont

Au fait

  • Bien conseillés, bien logés
  • Au jardin d’Eugène
  • L’apprentissage, un choix, plein d’avantages
  • Arrêt sur image : Ateliers goûteux
  • Une esplanade verdoyante
  • Mutualiser pour vivre de son art

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      • Des légumes en ville

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          Trois questions à Jean Touzeau, maire de Lormont

          Lormont actu :  La grogne monte face aux fréquents rodéos de motos.  Que fait la Ville pour lutter contre cette délinquance?

          Jean Touzeau, maire de Lormont : Les rodéos, comme les trafics et les tirs de mortier doivent cesser. Je n’appelle à aucune indulgence : les lois de la République doivent être respectées.  Après plus d’une année à subir confinements et couvre-feux, nous avons tous du mal à garder notre sang-froid et nous devons nous garder de réactions inadaptées. Je crois aux vertus de la prévention et de la solidarité. L’accès à un toit décent et à des activités éducatives contribuent fortement à ce que les jeunes ne traînent pas dans la rue.  L’action municipale est immense et la situation est souvent moins explosive à Lormont que  sur la rive gauche. Mais les bandes circulent d’une ville à l’autre, nos actions ne peuvent pas  être une réponse suffisante. La Ville fait ce qu’elle peut, en concertation avec les autres acteurs de la sécurité et du vivre ensemble. J’ai obtenu la création d’une cellule de crise : pour  faciliter le travail de la police nationale, pas pour nous substituer à elle. La police municipale n’est pas habilitée à arrêter les fauteurs de troubles. Assurer la sécurité est un devoir régalien de l’État,  donc de la police nationale.

          Les rodéos sont souvent l’affaire de bandes organisées qui arrivent parfois des autres communes avec des vans contenant les motos et des mortiers. Si une partie de la population est excédée par les motos, en cas d’accident suite à une course poursuite, une autre partie de la population aurait tôt fait de se ranger du côté des motards plutôt que de celui des forces de l’ordre. La police nationale doit en tenir compte dans ses modalités d’intervention pour éviter les drames. Mais le fond du problème, c’est le sous-effectif chronique au commissariat de Cenon. Il n’y a pas assez de policiers pour assurer une présence policière à Lormont le soir et le week-end, quand c’est le plus nécessaire. Je continue donc de réclamer des renforts pour la police nationale et une police de proximité ainsi que de la fermeté de la part de la Justice.

          LA : Des cultures de légumes au Grand Tressan, à Saint-Hilaire, à Lissandre.
          Le maraîchage urbain a-t-il une place et un avenir à Lormont ?

          JT :  Le maraîchage a une place et un avenir partout. Les produits locaux et qualitatifs doivent être privilégiés. Cela suppose de revoir nos modèles d’approvisionnement. La nouveauté, c’est la prise de conscience de la possibilité de produire en ville pour nos besoins propres. Nous allons cultiver ici, à Lormont, les légumes nécessaires à notre restauration scolaire. L’expérimentation menée au Grand Tressan a vocation à être développée sur la rive droite puis dans toute l’agglomération. La ferme aquaponique de Lissandre est la plus grande ferme de ce type en Europe. L’oasis de Carriet, les endives à Saint-Hilaire, jardins de l’espace Montaigne, les terrasses de Brassens-Camus, les potagers dans les écoles, le jardin pédagogique de la ferme des Iris, le jardin intergénérationnel... sont autant de projets collectifs menés en parallèle ! Chacun peut aussi cultiver, à son échelle, sur son balcon ou dans sa copropriété. Le phénomène du maraîchage urbain ne peut que monter en puissance. Il favorise le rapprochement de l’Humain avec le reste de la nature, le rapprochement des personnes entre elles, et une meilleure santé collective.

          LA : On commence à renouer avec les événements festifs.
          Est-ce un soulagement ou une crainte, à l’approche de l’été ?

          JT : Un immense soulagement ! Avec des perspectives extrêmement positives ! Nous allons retrouver le sens de la fête et combler cet immense vide dont nous souffrons tous aujourd’hui et qui exacerbe les tensions. La vie collective est la meilleure réponse à bon nombre de préoccupations. Il faut se retrouver et partager des moments de bonheur. Je souhaite que nous puissions rapidement multiplier les initiatives conviviales !