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Lormont actu – novembre-décembre 2021

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Magazine de la Ville de Lormont n°137
"Citoyens au quotidien"

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  • Trois questions à Jean Touzeau, maire de Lormont

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Trois questions à Jean Touzeau, maire de Lormont

 

Lormont actu : Être citoyen, quel sens cela a-t-il encore aujourd’hui ?

Jean Touzeau, maire de Lormont : Être citoyen revêt plus que jamais une importance capitale. Être citoyen dans sa ville, cela signifie conjuguer le “nous” plutôt que le “je”, faire l’effort de dépasser ses envies personnelles et s’inscrire dans une démarche responsable et collective. Celui qui aime la vitesse renoncera ainsi à rouler trop vite, sa passion de la vitesse cédant le pas au devoir de sécurité. Celui qui souhaite se débarrasser de déchets renoncera à la facilité de les abandonner dans la rue : il se montrera citoyen en les triant et respectant les consignes de collecte. Se comporter en citoyen est évidemment contraignant, mais le bénéfice est immense. Cela concourt à un cadre de vie plus agréable, plus sécure, plus enrichissant, et à un bien vivre ensemble qui profite à chacun..

 

 

LA : La Ville renforce sa police. Assurer la tranquillité publique passe-t-il nécessairement par davantage de moyens municipaux ?

 

JT : Nécessairement mais pas uniquement. La tranquillité publique nécessite d’associer les politiques éducative et de prévention à l’action de la police et de la justice. Lormont a été pionnière en regroupant polices nationale et municipale et en initiant des opérations d’îlotage en commun. La Ville a depuis fait énormément d’efforts pour développer sa police municipale. Lormont compte aujourd’hui 11 policiers municipaux et 3 agents de surveillance de la voie publique, intégralement financés par la commune. Au-delà du nombre d’agents, ce qui importe c’est que les policiers soient bien reconnus comme les représentants du service public. Leur présence au quotidien et le dialogue tissé avec les habitants permettent de faire reculer le sentiment d’insécurité et de repérer plus facilement les fauteurs de troubles. Ce lien est irremplaçable. La police de proximité nécessite des moyens que seul l’État peut apporter, la sécurité étant une compétence régalienne. Ces moyens ont été augmentés cette année avec la création d’une brigade anti-criminalité sur la rive droite. Celle-ci intervient essentiellement dans la lutte contre les stupéfiants, les pratiques addictives étant globalement devenues très problématiques. Les renforts nationaux et communaux très importants peinent malgré tout à être à la hauteur du développement des trafics dont l’organisation, les moyens et les enjeux dépassent de beaucoup notre territoire communal.

 

 

LA : Les Foulées littéraires fêtent leur 10e édition. Quelle a été pour vous la rencontre la plus marquante ?

JT : Chaque édition a accueilli des personnalités marquantes, telles Raymond Poulidor, Nelson Monfort et tant d’autres… Une rencontre en particulier a marqué ma vie : celle d’Albert Jacquard, disparu peu après sa venue. Albert Jacquard incarnait parfaitement l’esprit des Foulées littéraires. Il défendait le sport comme loisir bénéfique à la santé tout en dénonçant la compétition qui ne profite qu’au plus fort. Roger Bambuck est pour moi l’autre figure majeure des Foulées. Recordman mondial du 100m devenu 20 ans plus tard secrétaire d’État à la jeunesse et aux sports, il incarne la réussite par le sport, au-delà du sport. C’est pour cela que je suis ravi de voir s’organiser cette année un cross solidaire associant enfants valides et handicapés. Ils découvriront ainsi, non pas la compétition, mais la solidarité par le sport.