H-O-H – Laurent Valera

La Ville de Lormont accueille du 11 septembre au 30 octobre les œuvres de l’artiste Laurent Valera, dans le cadre de l’ouverture de la saison culturelle 2021-2022.

  • Vernissage le samedi 11 septembre à 18h
  • Lecture d’œuvre le samedi 18 septembre à 15h .

Laurent Valera est un artiste plasticien bordelais. Pluridisciplinaire, il explore de nombreux champs des arts visuels. Son regard d’artiste se concentre quasi exclusivement sur l’élément eau. A la manière d’un archéologue, Laurent Valera explore l’élément liquide et le questionne pour en faire émerger des réflexions l’amenant à une meilleure compréhension de notre société occidentale. 

Ses installations, ses peintures et ses vidéos intègrent des problématiques sociétales et environnementales.

Son exposition à Lormont s’approche d’un sanctuaire primitif dédié à l’eau et plus particulièrement aux interconnections dynamiques et vivantes qu’elle génère.

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Horaires de visite

  • Mardis et vendredis de 15h à 19h,
  • mercredis de 10h à 12h30 et de 15h à 19h,
  • samedis de 10h à 12h30 et de 13h30 à 17h.
  • Jeudis visites de groupe et scolaires sur réservation de 9h à 12h et de 14h à 17h.
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En vidéo

Interview de Laurent VALERA pour son exposition H-O-H du 11 septembre au 30 octobre 2021.

En photos

Livret pédagogique

Le livret, réalisé par le Centre d’arts de la ville de Lormont est un document à visée pédagogique destiné aux enseignants.

 

 

Du 11 septembre au 30 octobre 2021, la Salle d'exposition du Pôle culturel et sportif du Bois fleuri accueille les œuvres de Laurent Valera. Artiste plasticien pluridisciplinaire, il s'exprime à travers de nombreux champs des arts visuels contemporains: peinture, sculpture, installation, vidéo, performance.

« À la manière d’un archéologue qui creuse dans les strates géologiques, Laurent Valera explore en particulier les espaces liquides de l’eau. »

www.laurentvalera.com

L'exposition H-O-H est pensée tel un sanctuaire dédié à l'eau, narration de la naissance des forces qui organisent le vivant. Au fil des œuvres nous cheminons avec cet élément polymorphe en épousant la diversité des matériaux et des procédés utilisés.

Dès l'entrée, une série d'encres sur papier intitulée Aspirations d'eau nous immerge dans des variations de tâches colorées aux formes aléatoires. Ces formes générées par la pression d’un voile plastifié sont impulsées par les mouvements du corps de l’artiste. Une multitude de plis dessinent sur le papier des creux et des reliefs, empreintes résiduelles du flux de l’eau.

Certaines Aspirations sont assemblées, flottantes dans l’espace. Elles forment un ensemble aérien où les encres sont lisibles recto-verso. De plus larges formats réalisés sur bois évoquent un magma polychrome et mouvant.

Un peu plus loin, suspendue dans le vide, une œuvre à l’allure singulière se dégage : une sculpture composée de robinets en métal aux reflets mordorés. Emboîtés, reliés les uns aux autres ils forment un réseau en expansion, une joaillerie labyrinthique où l’eau demeure pourtant absente.

Enfin, nous voici attirés, comme aspirés à notre tour par une vidéoprojection de grandes dimensions. Face à nous, verticales, s’écoulent des encres vives dont les couleurs se mélangent sous nos yeux. Nous assistons à la genèse de formes qui se font et se défont. Chaque image y est dédoublée et montée en miroir créant ainsi une parfaite symétrie visuelle. On y devine des êtres étranges, des organismes en formation. Les teintes saturées, comme phosphorescentes nous plongent dans un univers hypnotique aux effets psychédéliques.

Laurent Valera demande au spectateur une participation active : progresser d’une œuvre à l’autre, tourner autour, se confronter à de grands formats, projeter son propre imaginaire pour réaliser une lecture personnelle.

L’artiste évoque tour à tour les réflexions qui sont siennes depuis plusieurs années: le rapport au vivant, aux éléments, les enjeux écologiques et politiques qui les sous tendent, sa fascination pour le reflet, le dédoublement, l'endroit, l'envers, la couleur comme matière révélatrice... Voyageant régulièrement dans divers pays, il se nourrit d'autres récits, tisse des liens vers sa propre mythologie. Il explore la mystique qui anime ses œuvres.

Laurent Valera ne recherche ni la maîtrise d’un médium ni d’une technique mais le plaisir de manipuler la matière, de tenter des expériences. A ses yeux sa pratique artistique « relève d’un savoir être plus que d’un savoir faire » L. Valera. Il nous invite à traverser ses créations et à nous laisser traverser par elles, à lire en nous l’empreinte du vivant.

Pour appréhender davantage le travail de cet artiste, approfondissons quelques-unes des thématiques qui jalonnent les œuvres de l’exposition.

Symétrie et dédoublement

La première symétrie que l’on peut observer réside dans le titre même de l’exposition aussi bien dans sa graphie H-O-H que dans l’allusion à la formule chimique d’une molécule d’eau : deux atomes d’hydrogène de part et d’autre d’un atome d’oxygène. Sans pour autant placer ses œuvres du côté de la science, Laurent Valera s’intéresse aux différents champs sémantiques des sujets qu’il aborde. Il s’empare également de données scientifiques pour nourrir ses réflexions.

La formule du vivant est une inépuisable créatrice de symétries et ces correspondances se retrouvent partout : des organismes unicellulaires, aux plantes jusqu’aux animaux. Laurent Valera intègre cette connaissance à son imaginaire sans jamais instaurer une lecture univoque. H-O-H, comme l’exclamation de l’émerveillement, de l’inattendu.

 

L’élaboration des grands formats de la série Aspiration d’eau engage tout le corps de l’artiste. Travaillant à même le sol, il se couche sur son support, projette les couleurs qu’il équilibre symétriquement. Le frottement de ses bras et de ses jambes impulse une chorégraphie sensuelle et vigoureuse où chaque geste initié est répété en miroir. Son corps devient un outil, l’instrument de mesure de toute chose comme la figure emblématique de l’homme de Vitruve de Léonard de Vinci.

 

 

 

 

Dans sa série de sculptures Lâcher la bride, la multitude des robinets reliés entre eux créent un dédoublement des formes ainsi qu'une perte des repères. Ce dédoublement est parfois démultiplié par l'ajout de miroirs au sein de l'œuvre qui met en abyme l’objet et son image. Le miroir est un élément récurrent en art qu’il soit représenté ou suggéré dans un tableau, utilisé comme procédé optique ou comme matériau même de l’œuvre. 

 

 

La vidéo de l’exposition renvoie également au double, à la surface réfléchissante de l’eau. Le montage des coulures en symétrie évoquent les tâches du test de Rorschach, laissées à la libre interprétation du spectateur. Fascination de la réplique parfaite, le reflet génère des images à la fois siamoises et dimorphique. L’élément liquide devient le miroir de l’âme humaine, l'espace de projection de notre propre psyché. L’artiste interroge notre perception, fait porter notre regard au-delà. Dans cette quête mystique d’une traversée du miroir, on pense aux œuvres du vidéaste Bill Viola dans lesquelles l’eau est un lieu de passage, de vie et de mort, de disparition et de renaissance. On pense à l’une de ses plus emblématiques pièces intitulée Reflecting pool dans laquelle un homme sort de la forêt et s'installe debout au bord d'une piscine. De face, on peut voir son reflet dans l'eau. Il saute et son corps se fige, suspendu en l'air. Le reflet a disparu tandis que le reste des éléments continue à évoluer.

 

Laurent Valera explore l'endroit et l'envers des choses. « Sur ses œuvres de petits formats, l’encre et l’eau glissent, passent à travers le papier […]. L’essence d’un paysage abstrait apparaît au verso. Le papier, compa­rable à une membrane organique, une peau est alors lieu de passage d’un souffle » (propos extrait du texte de Pauline Liswoski).

 

Laurent Valera met en scène l'aura de la matière, lève le voile sur les forces invisibles du vivant.

Couleur et révélation

 Dans les œuvres de Laurent Valera la couleur est porteuse de l’empreinte de l’eau. Elle révèle ses moindres mouvements, son caractère imprévisible. Lorsqu’il réalise ses Aspirations d’eau, l’artiste instaure une succession de gestes tel un rituel qui le plongent dans un état particulier de concentration et de réceptivité. Les encres projetées sur le papier capturent l’énergie déployée, donnent corps à une abstraction picturale autonome. Proche d’une performance, d’une transe, on pense à la technique du dripping de Jackson Pollock et sa série de peintures All over, ou bien encore aux fameux Pinceaux vivants d’Yves Klein, réalisés par l’empreinte de ses modèles enduites de peinture sur la toile.

 

Le fin voile plastifié que Laurent Valera applique à la surface de ses encres génère des plis dont les traces dessinent des lignes autant par le vide que par le plein. Les interstices libres racontent en creux la présence de la matière comme dans les jeux de pliages des toiles de Simon Hantaï. Les sillons rappellent ceux d’une gravure. Laurent Valera réalise par ailleurs des monotypes qui résultent de l’application du voile encore enduit de couleurs sur une feuille. Empreinte de l’empreinte, les formes et les teintes s’épuisent vouées à disparaître.

L’eau comme catalyseur du vivant

Chez Laurent Valera, l’eau occupe une place centrale car elle est à la source de toute forme de vie et de création. Elle permet à l’artiste de dire et d’interroger nos liens avec le vivant. Depuis toujours, l’homme reconnaît un pouvoir de vie à cet élément si précieux et lui consacre d’innombrables récits.

Suite à son travail sur sa série Aspiration d’eau et la création du titre de l’exposition, Laurent Valera a découvert l’existence d’une tribu amérindienne Les Hoh, présente dans le nord-ouest des États-Unis et plus particulièrement dans l’État de Washington. Cette tribu vit au nord-ouest de la péninsule Olympique, à l'intérieur d'une réserve sur le territoire du Comté de Jefferson. Cette réserve est à l'embouchure du fleuve Hoh au niveau de l’Océan Pacifique.

Ici, la géographie rencontre et raconte alors les aspirations de l’artiste. Laurent Valera est curieux de l’autre, de ce qui existe ailleurs. Il sort des lieux habituels de créations et de monstrations. Il a, à plusieurs reprises, réalisé des « résidences-mission » dans diverses communes de France au sein d’écoles, d’associations, de Centre sociaux, mais aussi en Afrique du Sud, en Tanzanie… Il y a une part ethnologique et sociale dans sa façon de penser le travail d'artiste.

 

 

 

 

S’il explore la part mythologique de l’eau, Laurent Valera n’évacue pas les questions sensibles de l’environnement et les enjeux politiques indissociables de cet élément vital. Dans sa série de sculptures intitulées Links (Les liens), il transforme de simples robinets de jardin en figures métaphoriques. Seuls, avec un cadenas fermant le goulot, ou bien montés en grappes sans début ni fin, ils expriment la conception de l’eau au cœur de nos sociétés occidentales. Sa domestication engendre son appauvrissement, elle est transformée en matière inerte, dépourvue de sa charge énergétique. Nous la surexploitons, la polluons et confisquons ce bien commun à toute une partie de l’humanité. À travers son exploration de l’élément eau sous diverses formes, Laurent Valera nous interpelle sur les interactions infinies qui régissent le vivant. Que connaissons-nous réellement de la complexité des phénomènes de la vie ? À quelle part avons-nous renoncé et combien de temps allons-nous poursuivre dans cette direction ?

 

Les arts ont toujours été en liens avec la Nature qu’il s’agisse de la représenter ou d’en capturer les indicibles forces. À la fin des années 60, des artistes d’horizons divers ont développé des propositions dans lesquelles prend place une réflexion à la fois écologique, esthétique et philosophique. On songe en particulier au Land art et aux œuvres de Richard Long construite sur le déplacement, la marche. Richard Long réalise ses travaux en extérieur sur tous les continents et les conserve sur photographies. Il élabore aussi des installations en intérieur faites des matériaux récoltés en arpentant des sites naturels. Ici la trace fait acte de mémoire.

 

Pour Laurent Valera la matière garde en elle l’empreinte du mouvement. Il nous invite à l’élaboration d’une carte du sensible, à renouer avec le cycle de la vie. Ses sculptures entre accumulation et installation critiquent ouvertement notre société de consommation et de consumation des ressources.

L’art est un espace de prise de conscience et de parole. Les plasticiens actuels se sentent concernés par l’évolution et les choix de sociétés des dernières décennies. Les éléments et en particulier l'eau occupent une place centrale dans l'art contemporain avec de nombreuses portes d’entrées : politiques, fictionnelles, historiques, mythologiques… « L'art contemporain s'est vite affranchi de la machine pour se tourner vers la nature avec un regard bio-centré sur les échanges du vivant… avec l'eau en référence. Car de la molécule à la plus gigantesque catastrophe, tout vient de la nature de l'eau! » cf article de Jean-Jacques Gay, « L'art contemporain prend l'eau » in Artension n°168, juillet 2021.

 

Épilogue : L'empreinte, mémoire du vivant

 

 

À travers cette exposition, Laurent Valera décline la notion d’empreinte: empreintes de son propre corps dans la matière picturale, des taches d’encres traversant le papier, des taches évoquant des cartes géographiques, traces de temps géologiques. Il évoque également notre empreinte écologique et témoigne de l’empreinte émotionnelle que le vivant fait vibrer en nous.

 

 

Biographie

Laurent Valera

Né en 1972 à Langon, il vit à Bègles, travaille à Bordeaux à L’ Annexe B, ateliers de la ville de Bordeaux.

Laurent Valera est un artiste plasticien pluridisciplinaire qui explore de nombreux champs des arts visuels contemporains : peinture, sculpture, installation, photographie, vidéo, performance. À la manière d’un archéologue qui creuse dans les strates géologiques, Laurent Valera explore les espaces liquides de l’eau. L’eau est comme une surface qui révèle une profondeur dans laquelle on peut spéculer, comme une matière à penser, à rêver, à étudier, à recréer. Laurent Valera perçoit l’eau comme l’élément fondateur du vivant, le portant et le traversant depuis plus de trois milliards d’années. C’est en s’appuyant sur elle qu’il construit une profusion de propositions qui lui permettent de s’interroger sur la vie comme sur les fonctionnements de nos sociétés contemporaines (liens, structures, mémoires, langages, traces, fonctionnements, organisations, communication...).

Expositions

  • 2008 : Participation au Salon de Montrouge
  • 2011 : premier résident de l’Institut Culturel Bernard Magrez.
  • 2013 : finaliste des Talents Contemporains de la Fondation François Schneïder à Wattwiller.
  • 2014: participation à Nuit blanche Paris

Laurent Valera effectue de nombreuses résidences d'artistes en France et à l’étranger auprès d’institutions et de fondations privées :

  • 2016 : Alliance française d’Arusha en Tanzanie pour un travail sur les changements climatiques et la fonte des glaciers du Kilimandjaroentre.
  • 2017 :Centre d’art Oberpfälzer Künstlerhaus de Schwandorf en Allemagne.
  • 2018 :Ministère de la Culture dans le cadre d’une résidence d’artistes en entreprise en Guyane avec la société EDF.

La Southern African Foundation For Contemporary Art (S.A.F.F.C.A.) en Afrique du Sud Biennale de Dakar Off.

  • 2019 : Exposition Medio Acqua à la Base sous-marine de Bordeaux.
  • 2021 : artiste invité pour l’exposition Bordeaux-les-bains aux Archives de Bordeaux Métropole.

Plus d’informations et d’actualités sur : www.laurentvalera.com

 

Pistes d'ateliers

Les champs d’investigations de Laurent Valera sont riches, voici quelques propositions de pistes d’ateliers à mener avec les élèves principalement tournées vers l’expérimentation de la matière colorée et le reflet comme l’affectionne l’artiste. Chacune des pistes peut s’adresser à des âges différents, n’hésitez pas à les adapter à votre convenance.

Workshop de l'artiste Laurent Valera réalisé avec le Lycée Georges Desclaude (Saintes en novembre 2020)

Jeux d’empreintes 

 Avec des encres acryliques:


En reprenant le procédé de l’artiste, réalisez des taches d’encres sur du papier mouillé suffisamment épais (200 g minimum). Avec des petites éponges de tailles et /ou de formes différentes, du papier absorbant ou du tissu fin, exercer des pressions à la surface des couleurs encore fraîches. Vous obtiendrez ainsi des traces par prélèvement de la couleur. Vous pouvez jouer de différent degré d’humidité du papier lors de la réalisation des tâches colorées, y compris sur une surface quasiment sèche. Les couleurs se répandront et se mélangeront différemment en fonction de la quantité d’eau apportée.

Pour les plus téméraires, pourquoi ne pas tenter comme Laurent Valera de frotter à la surface un fin voile plastifié pour créer des traces de plis.

Après la réalisation des empreintes, vous pouvez recadrer certaines parties, assembler plusieurs feuilles pour créer de plus grands formats, les associer par jeux de formes et de couleurs tels un vaste tapis abstrait.

Ce genre d’expérimentation plaira en particulier aux plus petits.

Avec de la peinture acrylique:

 En s’inspirant du travail de Hantaï, utilisez des draps ou des nappes blanches en coton pour réaliser des jeux d’empreintes par réserves. Vous pouvez aussi vous procurer de la toile libre non apprêtée. Ne prenez pas un tissu trop usé qui ne résistera pas aux diverses manipulations, ni trop épais difficilement manipulable. Afin de lui donner un léger apprêt sans trop rigidifier les fibres, passer votre tissu dans un petit bain de Gesso dilué. Une fois sec, réalisez une série de pliages (dont vous pouvez coudre les bords succinctement) ou de nouages (à maintenir à l’aide de ficelles ou d’élastiques résistants). Appliquer la peinture légèrement crémeuse par-dessus, ou bien à l’envers de votre tissu. Une fois sec, défaites vos pliages ou nouages. Les vides laissés dessinent des formes au cœur des couleurs.

Vous pouvez réitérer le procédé et superposer de nouvelles couleurs, faire des fonds colorés avant vos pliages. Proposez aux élèves d’inventer des pliages plus ou moins complexes, d’établir un procédé personnel, de créer des assemblages, de découper les bords des tissus pour les transformer.

Vous pouvez aussi réaliser des propositions sur de grandes feuilles de papier en le pliant le froissant, ou en le masquant avec des morceaux de scotches prévus à cet effet.

Cette pratique peut s’adresser à des élèves du primaire comme à des plus grands, mais elle demande de l’organisation et de la patience dans la réalisation des étapes.

Réaliser des monotypes:

C’est un grand classique qui mérite d’être exploré et qui offre de beaux rendus picturaux que l’on peut facilement enrichir.

Sur des plaques de Plexiglass venir étaler, juxtaposer, superposer des couches de couleurs crémeuses. Plaquer dessus du papier avec un grammage suffisant et frotter la surface pour que la peinture s’imprime sur la feuille. Avec l’extrémité du manche des pinceaux on peut «dessiner», créer des sillons qui repousseront la peinture et s’engraveront dans la matière. Sous la pression certaines couleurs se mélangent entre elles spontanément. Vous pouvez aussi déposer des petits caches de papiers découpés sur la plaque qui agiront comme des pochoirs. Une fois secs, les monotypes peuvent être recadrés, retravaillés avec des pastels…

En créant des repères sur la plaque, vous pouvez aussi réaliser des superpositions d’impressions comme en gravure. Lors des réalisations, les élèves expérimenteront le mélange des couleurs, la gestion de l’espace, l’inversion gauche-droite, les rapports de symétrie… C’est un moyen simple et efficace de générer des peintures abstraites qui peuvent être pensées en amont ou réaliser sur le vif.

 

Jeux d’optiques

Avec des miroirs

À partir de miroirs de petites tailles, proposer aux élèves de créer de simples installations mettant en jeu des effets de symétrie et de reflets dans l’esprit des sculptures de Laurent Valera. A eux de définir le contenu de leur installation, il peut s’agir d’un ou plusieurs petits objets sortis de leurs contextes, de la captation photographique de reflets obtenus en plaçant le miroir dans la nature, au contact des éléments.

Capter des phénomènes colorés avec un smartphone

Toujours dans l’esprit de l’artiste, pourquoi ne pas réaliser une petite vidéo en filmant des couleurs en train de s’écouler et de se mélanger entre elles ou de se répandre successivement sur du papier mouillé, dans des pots d’eaux… Ce genre d’expérience ravira indubitablement les plus jeunes et ne nécessite pas beaucoup de matériel. Il peut aussi être l’occasion pour des plus grands de réaliser eux-mêmes de courtes vidéos personnelles autour de liquides colorés.

 

 

 

Bibliographie

Vous retrouverez la plupart des ouvrages indiqués dans les rayons de la Médiathèque, secteur jeunesse et adultes. N’hésitez pas à demander conseil auprès des bibliothécaires.

Jeunesse

Arts

Couleurs, Hervé Tullet, Bayard jeunesse, 2014

 

Au fil des pages, des instructions pour frotter, tapoter et secouer les couleurs permettent d'observer les résultats de différents mélanges : vert, orange, violet, couleurs sombres ou claires, gris, etc.

Couleurs, de Pittau et Gervais, Albin jeunesse, 2014


Un album sur le thème des couleurs : mélanges, transparences, couleurs primaires ou complémentaires. Avec des jeux d'observation, des rabats et des découpes.

Regarde, Hervé Tullé, Bayard jeunesse, 2020

 

Un album sous forme d'accordéon avec des pages découpées et des miroirs pour voir les couleurs se mélanger et se refléter.

> Réserver le livre sur le site de la médiathèque

Jackson Pollock : le peintre qui en mettait partout (et s’en fichait), de Fausto Gilberti, Phaïdon Jeunesse, 2019

 

Un album pour découvrir la vie et l’œuvre du peintre américain. Des illustrations au trait noir avec pléthore d'éclaboussures.

Land art, de Floriane Herrero, Ambre Viaud, Palette, 2012


Pour appréhender ce mouvement capital dont les réflexions plus actuelles que jamais se prolongent aujourd’hui dans l’art. Pensé en grands chapitres, cet ouvrage interroge des thèmes liés à l’écologie comme : redonner droit à la nature, les objets envahissants, quand les artistes s’engagent pour l’environnement…

 

Albums

Petite tâche, Lionel Le Néouanic, Les grandes personnes Éditions, 2011


Sur les conseils de sa maman, Petite-Tache décide de se trouver des amis. Mais Petit-Rond, Petit-Carré et les autres petites formes la rejettent son papa lui confie alors un secret .

Mon histoire courte de Goutte d’eau, Béatrice Alemagna , Casterman, 2018


Les aventures d'une goutte d'eau, à la fois satisfaite des épisodes de sa vie et des rencontres qu'elle fait mais aussi désolée et inquiète de la brièveté de son existence.

Poésie dans l’air et dans l’eau, Kochka, Pères Castor- Flammarion, 2011


"Poésie dans l'R, Poésie dans l'O, Poésie dans l'air Et dans l'eau." Invitation à la rêverie, les poèmes réunis ici nous entraînent à la rencontre des éléments.

 

 

Audio

L’eau, Jeanne Cherhal, WEA 2006

 

Un album entièrement conçu autour du thème de l'eau...

 

Documentaires

L’eau racontée aux enfants, P. Godard et Alain Dichant, Éditions la Martinière jeunesse, 2013


Niveau CM1/6e  À la découverte de l'eau, de ses différents états et de son intérêt pour la vie sur la Terre. Avec des expériences et des activités à réaliser.

Pourquoi l’eau est-elle si précieuse ? Anne Olivier, Maud Rieman, Gulf Stream Editions, 2018

 

Niveau CM1/6 ème : À la découverte de l'eau, de ses différents états et de son intérêt pour la vie sur la Terre. Avec des expériences et des activités à réaliser.

Une histoire de l’eau, des origines à nos jours, P. Godard, et Claude Merle, Éditions Autrement Junior, 2006,
Niveau collège : aborde les liens étroits qu’entretient l’homme avec l’eau, comment les civilisations se sont construites avec ou sans l’eau, leurs croyances, leurs rituels…

Adultes

Arts 

L’art contemporain prend l’eau, revue Artension, juillet 2021, n° 168 

 

L’eau comme grand révélateur des arts et des sciences.

L’art moderne et contemporain : peinture, sculpture, photographie, graphisme, nouveaux médias, sous la direction de Serge Lemoine. Edité par Larousse Paris, 2018


Il reste nécessaire de mieux connaître l’art moderne et contemporain afin d’essayer de mieux le comprendre. La meilleure manière pour y parvenir consiste à dégager les grandes tendances qui le parcourent, qui s’opposent, qui se complètent, qui se recoupent puis se transforment d’une époque à l’autre et à mettre ensuite en valeur le rôle des principaux créateurs du siècle.

Jackson Pollock, Léonard Emmerling, Editions Taschen, 2016


Un ouvrage consacré à J. Pollock, qui réalisa plus de 700 œuvres et qui eut une influence déterminante sur le cours de l'art contemporain.

 

Roman

Les enfants de la terre, Jean Auel, Éditions Omnibus Paris, 2010


Une saga préhistorique très documentée, une épopée en lien étroit avec les forces du vivant. Traduit de l’américain.

 

 

Essai

Diversité des natures, diversité des cultures, Philippe Descola, Editions Bayard Montrouge, 2010


Jeunes adultes et adolescents : Partout dans le monde, nous voyons les lieux et les êtres qui les peuplent en fonction des habitudes reçues de notre éducation, des paysages auxquels nous sommes accoutumés et des manières de vivre qui nous sont familières depuis l'enfance. Cette diversité est sans doute un gage de richesse.

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