Le mot – Exposition collective

Exposition collective avec Marie Minot, Valérie Champigny, Jean-François Chapelle, Thomas Déjeammes, Philippe Billé, Pascal Pas, Bruce Clarke, Guillaume Chansarel, Emmanuel Aragon, Clément Collet-Billon et Christophe Massé.

 

En remettant en cause les catégories artistiques (peinture, sculpture, dessin), les artistes du début du 20e siècle ouvrent l'art à de nouveaux matériaux : la lettre et le mot.

Loin d'en retracer l'histoire, cette exposition thématique rassemble des artistes contemporains qui, dans leurs diversités, dialoguent avec la forme plastique des lettres et le sens des mots. Inséré dans une peinture ou dans une installation, le "mot " devient polymorphe, il fascine lorsque son esthétique sublime son sens. Laissez-vous surprendre par les œuvres de Marie Minot, Valérie Champigny, Jean-François Chapelle, Thomas Déjeammes, Philippe Billé, Pascal Pas, Bruce Clarke, Guillaume Chansarel, Emmanuel Aragon, Clément Collet-Billon et Christophe Massé.

 

Lire également notre article "Valérie Champigny : La poétisation de l’espace"

"Le mot "- Exposition collective (bande annonce)

Livret pédagogique

Le livret, réalisé par le Centre d’arts de la ville de Lormont, pour cette exposition avec la collaboration de Cyrielle Albre Ambrosini, est un document à visée pédagogique destiné aux enseignants.

 

 

 Les artistes du début du XXe siècle en remettant en cause les catégories artistiques traditionnelles (peinture, sculpture, dessin, gravure) ouvrent l'art à de nouveaux matériaux : la lettre et le mot. Loin d'en retracer l'histoire, cette exposition thématique réunit une sélection d'artistes contemporains qui, dans leurs diversités, dialoguent avec la forme plastique des lettres et le sens des mots. Les œuvres présentes relèvent de pratiques multiples : peinture, collage, détournement poétique d'objet, photographie, installation ou vidéo. À travers ce panel de propositions, nous vous invitons à découvrir les réalisations de onze artistes : Marie Minot, Valérie Champigny, Jean-François Chapelle, Thomas Déjeammes, Philippe Billé, Pascal Pas, Bruce Clarke, Guillaume Chansarel, Emmanuel Aragon, Clément Collet-Billon et Christophe Massé.

Depuis l'ouverture de la Salle en 2010, deux temps forts autour de l'art et de l'écrit se sont déroulés entre nos murs, Une histoire des écritures (janvier 2011) et Carnets et livres d'artistes (mai 2013). Régulièrement la programmation culturelle de la Médiathèque et de la Salle d'exposition se rejoignent autour de thèmes fédérateurs comme le livre, la poésie. L'année 2020 inaugure un cycle sur le langage et la parole et c'est naturellement que l'exposition Le mot y prend toute sa part.

La ville de Lormont a toujours entretenu des liens étroits avec les artistes, en témoigne sa collection municipale qui foisonne d'œuvres acquises ou léguées au fil du temps. On en trouve la trace dans la ville, notamment les fameuses onomatopées de Michel François, sculptures graphiques installées sur le territoire de la commune. De façon ludique et subtile, les lettres jouent avec le paysage, créant un effet de surprise. Ici, le mot n'est pas à prendre qu'au pied de la lettre, il est polysémique et ouvre nos imaginaires.

 

Voici le projet de cette exposition : poursuivre l'exploration des liens entre les arts visuels et le mot, entre le verbe et la plasticité du langage. A travers l’articulation des œuvres proposées, l’exposition Le Mot met en lumière la diversité et la porosité des procédés artistiques contemporains.

Au XXe siècle, au sortir de l’électrochoc que fut la première guerre mondiale, les artistes cherchent à fuir le carcan des codes artistiques. Ils imposent des critères plus larges pour donner une autre définition à l’œuvre d’art. La révolution industrielle a modifié les rapports à la science et à la technique, tout comme les théories de Sigmund Freud qui vont largement innerver l’art du XXe siècle.

Désireux de témoigner d’une réalité plus directe, ancrée dans le présent, ils questionnent les révolutions sociales et techniques de leur siècle : « L'art ne doit plus rester confiné dans les sanctuaires de la mort que sont les musées. Il doit se diffuser partout, dans les rues, les tramways, les usines, les ateliers, chez les travailleurs. » (Maïakowski). Les artistes proposent alors de nouvelles formes de créations, pour renouer avec le réel et favoriser l’expression de leur individualité. Ils exploitent des supports et des outils inattendus où le mot occupe une place de choix : objets détournés, lettrages, affiches, publicité, propagande, journaux, enseignes, photographies, films… Les arts ne sont plus envisagés comme des catégories distinctes (peinture, sculpture, littérature, cinéma, danse…) mais comme de vastes ensembles inter-pénétrables créateurs de nouveaux langages.


Tout au long du XXe siècle, on retrouve ainsi le mot comme élément charnière dans de nombreux mouvements en Europe et aux États-Unis, tels que : les futuristes et l’expression d’une typographie libérée (Filippo Tommaso Marinetti), les surréalistes et le détournement du langage (Joan Miro, René Magritte), les cubistes (Pablo Picasso, Georges Braque), les collages dadaïstes (Raoul Hausmann, Hanna Höch, Kurt Schwitters), la poésie lettriste et l’hypergraphie (Isidore Isou), le all over des expressionnistes abstraits (Jasper Johns, Robert Motherwell), le pop-art (Richard Hamilton, Andy Warhol, Edward Ruscha), l’art and language (Michael Baldwin), les conceptuels (Joseph Kosuth, Roman Opalka) dont les précurseures de l’art féministe (Jenny Holzer, Barbara Kruger), les nouveaux réalistes avec les affichistes (Jacques Villeglé) et les phrases philosophiques de Ben Vautier, la nouvelle figuration qui développe un art narratif et les mythologies individuelles (Jean Le Gac, Sophie Calle, Annette Messager)...

A l’aube du XXIe siècle, les arts visuels poursuivent cette exploration autour du langage continuant de nourrir et de métamorphoser les divers dispositifs mis en place par l’art contemporain (vidéos, projections, installations, photographies, infographies, compositions hybrides, action painting, graffiti…).

Inéluctablement dans tout lieu d’exposition, le mot est présent : par le surgissement imprévisible des commentaires des visiteurs, la parole des médiateurs, mais aussi ceux lisibles sur les cartels, les catalogues et les affiches qui accompagnent les œuvres. Michel Butor rappelle également, dans Les mots dans la peinture (1969), que le mot fut très tôt intégré dans la matérialité même de la peinture. Dans son emploi classique il servait à nommer et identifier les figures religieuses en complément de leurs attributs ; à indiquer et valoriser le nom du commanditaire ; à donner le titre de l’œuvre. Plus tardivement, il fit irruption à travers la signature de l’artiste.

Le mot dans l’art oscille en permanence entre désigner, faire sens et incarner la présence, l’indicible, l’inintelligible. Au-delà du signifiant, le mot est pluriel et les formes plastiques qu’il peut prendre sont infinies. Il peut être : barré, brodé, collé, confessé, crayonné, daté, déchiffré, décliné, découpé dans des journaux ou de l’acier, démultiplié, entendu, fouetté, gratté, gravé, installé, lu, manuscrit, murmuré, peint, photographié, posé au sol, projeté, prononcé, sculpté, suspendu, tagué, traduit, troué… Le mot peut être l'infime détail d'une œuvre ou en être la thématique centrale. Dans la décomposition de sa forme il permet aux artistes un large choix d’exploration. Tantôt les constituants du mot – les lettres, l’alphabet – sont mis en valeur et exploités dans leur individualité. Tantôt le mot est décliné sous forme d’assemblage, de phrases ou de textes.

 

 

Il s'agit ici d’avoir conscience des sens et de la symbolique des mots mais aussi de leurs esthétiques et des supports sur lesquels ils se trouvent, permettant de faire histoire : histoires des arts, histoires des hommes, histoires de rencontres...

Cette exposition collective qui réunit onze artistes, montre que le mot se pare de ces nombreuses déclinaisons. Son utilisation est poreuse et permet de créer des œuvres pluridisciplinaires venant de tous horizons. Le mot dans les arts visuels se nourrit et fait écho à la richesse du langage présent dans les arts: littéraire, poétique, musical, cinématographique, théâtral... Il se matérialise aussi sous des formes plus triviales et industrielles majoritairement imprimées, extraites de la réalité du quotidien : livres, magazines, affiches , enseignes, vêtements, alimentations...

La vulgarisation du mot présent dans l’espace public inspirent ici Guillaume Chansarel et Clément Collet-Billon. Ils le font rentrer dans leur peinture, se focalisant sur les nomenclatures des devantures de magasins qui permettent d’indiquer leur potentielle situation géographique. Le mot en fonction des symboles employés permet d’identifier une langue, une culture tout en laissant au spectateur la possibilité de convoler vers d’autres horizons.

 

 Valérie Champigny propose pour ses œuvres de les faire “sortir du cadre” de la salle d'exposition en les plaçant à l’air libre, visibles par la vitre du patio. Au sein du territoire lormontais d’autres œuvres se sont échappées du cadre des institutions. Ainsi, les sculptures monumentales d’onomatopées de Michel François sont offertes à la vue des curieux dans la ville.

 

 

Le vaste dessin mural où les mots sont sauvagement jetés sur le papier par Emmanuel Aragon, nous renvoient au rude onirisme des arts de la rue mais aussi à l’écriture primitive des grottes de Lascaux. Le trait est indépendant, libre et dans l’urgence. Son geste épuise le langage, en fait surgir un cri.

Christophe Massé utilise le motif du pattern – cette petit tête humaine – qu’il appose et décline un peu partout, sur un ordinateur trouvé dans la rue qu’il recouvre de peinture ou bien sur papier. Ce symbole, ce "blaze" est un signe distinctif récurrent qui signe l’identité de l’artiste et lui permet de se faire reconnaître. Les mots s’étendent et jouent sur de vastes territoires, se confrontant à l’individu tant dans la sphère publique que privée. 

 

 

 

 

 

Ces notions de l'intime et de la confidence sont présentes dans l’exposition. Ils évoquent la condition humaine de l’individu et ses réflexions existentielles : la crainte de l’oubli, de la mort, le souci de faire mémoire. Leurs productions sont telles des vanités, des memento mori qui nous rappellent à notre condition de mortel et au caractère éphémère de la vie. Les délicats crânes de porcelaine et de faïence d’Emmanuel Aragon, parcourus de fines cicatrices verbales matérialisent cette fragilité.

De même des bribes de pensées mélancoliques, confuses s’échappent des photographies noir et blanc de Thomas Déjeammes (cf. série des Dreamdrum) tels des souvenirs altérés. Des mots et des dates gravés à l’aide d’un clou trouvent leurs échos symboliques sous la forme d’un journal intime codé. La confession poétique et sonore du même artiste, devient une "perfomo(t)sonances", un "shoot poétique" audible sur tablette.

 

Marie Minot place le spectateur en voyeur, le plonge dans les limbes de ses réflexions, de ses introspections réminiscentes à travers l’effeuillage de fantasmes vidéographiques, d’impressions diaphanes sur tissus ou sur verre où les mots affleurent à la surface des œuvres.

 

 

Mais le mot est aussi physique, il est objet. Il peut s’observer sous toutes ses coutures, en trois dimensions. Dans les créations de Pascal Pas il prend forme sur des "stèles de conscience" où il décline et énumère l’entêtement d’une idée érigée au rang de sculpture sur les notions de genre. Pascal Pas intensifie sa démarche avec l’emploi de lettres lumineuses, MANTIS, posées sur les socles. Le mot formé MANTIS fait écho à l’animal-totem de cette recherche, incarnée par la mante religieuse. 

 

 

Enfin, le mot appelle le jeu verbal. Adepte du double sens, de la polysémie du texte, Jean-François Chapelle s’amuse avec l’orthographe. Il s’empare de la notion de proverbe et grave sur plaques de zinc : “je suis qui je suit – je suit qui je suis”.  Philippe Billé compose des mots-valises. Les résultats que provoquent ses collages, ses ratures ou ses caviardages extraits de magazines nous rappellent que nous sommes des créatures dont l’existence passe par la parole.

 

 

De la même façon, Valérie Champigny utilise les néologismes pour fabriquer des injonctions paradoxales où la raison et le rêve se confrontent : “laisse-moi disparêtre”, figure centrale de son installation. Des mots s’inscrivent en blancs sur  les deux portes noires qui encadrent  la partie centrale, formant tantôt des bribes isolées, tantôt des grappes enchevêtrées. Les fragments de textes, comme des palimpsestes du quotidien résonnent en une multitude de paroles capturées. 

Cela nous renvoie à la définition première du mot, ce nom masculin à coutre sonorité qui provient du latin mutuum.  Cela signifiait à la fois un discours sans cohérence et les grognements d’un animal. Ce qui n’est pas une signification invraisemblable car le langage se mêle au brouhaha des 7.7 milliards d'individus présents sur terre. Ainsi, le mot existe, vit, et se meurt et nous transforme en permanence. Nous ne parlons pas, mais nous sommes parlés.

Biographies des artistes

Cette exposition collective autour du mot réunit onze artistes dont les parcours et les démarches sont à la fois singulières et traversées par des facteurs, des thèmes ou des dispositifs communs.

 

Emmanuel Aragon

Emmanuel Aragon vit et travaille à Bordeaux.

Il mène de nombreuses collaborations artistiques. Depuis 2005 il participe au collectif d'artistes CLARA, et au collectif grŒp depuis 2016 .

PARCOURS

Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique (mention), École Régionale des Beaux-Arts, Bordeaux (1993).

DÉMARCHE

Avec l'écriture manuscrite pour principal matériau, son travail s'articule en livres d'artistes, dessins, installations et projets pour espaces publics intérieurs ou urbains.
Le texte semble toujours extrait d'une conversation ou d'un monologue intérieur. Cette omniprésence de paroles s'ouvre à nous sans citer de noms, met en mouvement notre écoute et nos manières de s'adresser à l'autre. L'individu se tisse dans la rencontre.

Quelques expositions parmi les plus récentes

EXPOSITIONS PERSONNELLES

  • 2018 : Mémoire de pierre de la Grande Guerre, Archives Bordeaux Métropole
  • 2017
    – Et ventre et dos, Galerie Tinbox, Grand-Parc et Place Pey Berland, Bordeaux;
    – Avec/Contre, Galerie Tinbox Mobile / Ehpad Petit Trianon, Bordeaux
  • 2016 : Approche, Galerie Tinbox Mobile / Arrêt sur l'Image Galerie, Bordeaux ; À même, Boustrophédon #1, Bordeaux

EXPOSITIONS COLLECTIVES

  • 2019
    – Topographic 6 . Vers de nouveaux soleils – Église de Tarnos (40), François Loustau / La Maison
    – Empreintes#3 - Fête de l'Estampe, grŒp / Locus Solus, Bordeaux.
    – De l'Allemagne, Collection des Livres pauvres, Bibliothèque municipale de Belfort.
    – Doucement doucement, commissariat, avec Marie-Sylvie Barrère en collaboration avec Jean-Cyril Lopez - résidence du collectif grŒp aux Archives Bordeaux Métropole.
    – Faire du neuf avec du neuf, Ferdinand avec du vin, Collectif 0,100 / Galerie Éponyme, Bordeaux.
    – La couleur – Peindre, penser, classer, Centre d'art, Lormont, commissariat Christophe Cadu-Narquet

LIENS

Philippe Billé

Philippe Billé est né en 1956.

Il réside actuellement à Gradignan.

PARCOURS

Diplômé en langues étrangères, il aborde les Beaux-Arts en autodidacte explorant en particulier l’art du collage qu’il pratique depuis sa jeunesse.

DÉMARCHE

Sa démarche consiste généralement à manipuler le matériau textuel de sorte à y introduire une part d'étrangeté qu’il propose à la contemplation ou à la méditation. Ces quelques collages textuels sont des détournements, des énoncés dans lesquels il remplace certains mots par d'autres.

D'autres sont ce qu’il appelle des lettrages, consistant à écrire un mot on un nom en collant une par une des lettres dépareillées et réparties en lignes, de sorte que la lecture ne soit pas évidente à première vue.

Enfin il pratique aussi le caviardage, qui consiste à noircir les lignes d'un texte, en épargnant quelques fragments qui forment alors un énoncé nouveau.

Quelques expositions parmi les plus récentes

EXPOSITIONS PERSONNELLES

  • 2019 – juin, à la Machine à Musique.

A exposé par le passé au Chantier du Chai et plus récemment à l’Épicerie d'Art d'Isidore Krapo.

 

EXPOSITIONS COLLECTIVES

  • 2019
    Nous n'irons pas tous au Paradis, Galerie 69 pour Groep, Bordeaux, à l'initiative de Margot Sokolowska.

Liens

 

Valérie Champigny

Valérie Champigny est plasticienne et enseignante.

Elle vit et travaille en Sud-Gironde (33).

PARCOURS

Artiste visuelle Valérie Champigny est titulaire du DNSEP (1996) de l’École des Beaux-arts de Bordeaux. Elle a suivi plusieurs programmes de résidence en France et en Europe dont celui de Arteleku  à San Sébastian en Espagne.. Elle a crée des projets participatifs sur des lieux en déconstruction. Elle reste sensible à la mutation des lieux et à leur mémoire dans sa pratique. Elle a obtenu le prix de la Fondation de France dans le cadre du Programme "Habitat" en septembre 2009.

DÉMARCHE

Valérie Champigny prône un éveil du quotidien, une forme d’émerveillement continu à l’environnement. Elle développe une pratique protéiforme où elle crée une grammaire de l’ordinaire qui mêle langages et systèmes d’espace en utilisant divers médiums (photographie, dessin d’observation, peinture, écriture, installations plastique et sonore, performance…).

Quelques expositions parmi les plus récentes

EXPOSITIONS PERSONNELLES

  • 2019
    – Octobre :"Disculpé•e-Lieu/Non-lieu", exposition, restitution de résidence. Création dans le cadre de la réhabilitation du Palais de Justice de Bazas en Pôle de l'Écrit, de l'Image et du Numérique "Le Polyèdre".
    – Exposition du Polyedritem à l'occasion de l'ouverture du Polyèdre de Bazas.
    – Juillet : "L"Émerveilleur ordinaire"Exposition,restitution de résidence "L"Émerveilleur ordinaire" Centre hospitalier de Bazas dans le cadre de l'appel à projets Culture et Santé Nouvelle Aquitaine.
    – Juin - Juillet : Exposition de la Chaise-échelle et de la Chaise-toit – Diffractis au jardin dans le cadre du WAC de la ville de Bordeaux.
    – Avril : MishMash project, exposition personnelle Galerie Laboratoire, Bordeaux.

 

EXPOSITIONS COLLECTIVES

 

  • 2018
    – Juillet: exposition à ZAAD, Cour Mably à Bordeaux.
    – Juin-Juillet-Août , exposition "Constellations invasives", Médiathèque de Sainte-Foy-La-Grande.
  • 2017
    – Août Sept : Itinéraire à l'air libre à ZAAD , Bordeaux.

Lien

Guillaume Chansarel

Guillaume Chansarel vit et travaille à Paris.

PARCOURS

  • 1989-1994 : études de peinture et décor de théâtre.
  • 1995-2005 :peintre indépendant pour différentes sociétés d’événementielles, salons, télévision, théâtre…

DÉMARCHE

« Avant chaque tableau, il y a le voyage. Avant chaque voyage, il y a une préparation très sommaire. Juste un plan cadastral rapidement survolé. Rien d’autre. Surtout ne pas être influencé. Puis c’est l’immersion totale, la perte de repères, l’oubli de soi. Se laisser envahir par la démesure des grandes cités du monde, afin de ressentir ce qui fait leur âme, leuridentité propre. Les volumes, les lumières, les matières, les sons… » G.Chansarel.

New York, Chicago, Londres ou encore Tokyo, la technique de Guillaume Chansarel à base d’encre de Chine et d’acrylique ne cesse d’évoluer depuis sa première exposition. C’est surtout le choix de son support qui oblige l’artiste à se réadapter sans cesse. Il peint directement sur du papier qu’il découpe dans des livres anciens, patiné par le temps, ramené de chaque voyage, puis marouflé en atelier sur des châssis traditionnels.

Quelques expositions parmi les plus récentes

EXPOSITIONS PERSONNELLES

  • 2018 : "Drawing Art", Galerie Detais, Paris 9ème.
  • 2015 : Paris-New York, Galerie Flora J
  • 2013 : Dedans, Galerie Detais, Paris 9ème.
  • 2012 : Hong-Kong  Galerie Flora J, Paris.
  • 2011 : Berlin, Galerie Flora J, Paris.
  • 2010 : Chicago, galerie Flora J, Paris.


EXPOSITIONS COLLECTIVES

  • 2020 - 2019 : décembre 2019 - 11 janvier 2020, galerie A2Z art, Paris.

Lien

www.guillaume-chansarel.com

Jean-François Chapelle

Né à Bordeaux en 1971, il vit et travaille à Mérignac.

PARCOURS

Il explore la poésie visuelle en utilisant le dessin ou les tampons (la plupart créés par ses soins) avant de pratiquer la peinture et la gravure du métal.

C’est la rencontre avec le travail d'artistes comme John Cage, Robert Filliou, Antoni Tapiès ou Stéphane Mallarmé qui le nourrit depuis le début.

DÉMARCHE

J-F Chapelle résume sa démarche ainsi : « Je sillonne les innombrables chemins de l'écriture parsemés de mots, d'alphabets divers, de symboles, traces et signes variés ; ces pérégrinations m'inspirent pour créer des œuvres où coexistent langage et plastique. »

Quelques expositions parmi les plus récentes

EXPOSITIONS PERSONNELLES

  • 2020 – Signes De Vie – La Vitrine, Bordeaux
  • 2019 – Hommage à Robert Filliou –  Laluette Galerie, Bordeaux, exposition et performance.
  • 2018 – Brouhaha - Boustrophédon #28 –  La Machine à Musique, Bordeaux
  • 2017 – Entre Les Signes –  Sous La Tente, Bordeaux.


EXPOSITIONS COLLECTIVES

  • 2019
    – 4ème Biennale Internationale de Poésie Visuelle d'Ille-sur-Têt – Galerie Treize, Ille-sur-Têt
  • 2017
    – Hommage à Joan Brossa – 3ème Biennale Internationale de Poésie Visuelle d'Ille-sur-Têt – Galerie Treize à Ille-sur-Têt / Médiathèque de Perpignan
    – 3F/3M/3P – Boustrophédon #19/20 – La Machine à Musique, Bordeaux
  • 2016
    – Terre Fragile : exposition vente caritative – Garage Moderne, Bordeaux

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Bruce Clarke

Bruce Clarke est né à Londres en 1959. Ses parents sont originaires d'Afrique du Sud et se sont installés en Angleterre peu avant sa naissance.

PARCOURS

Lors de ses études aux Beaux Arts de l'Université de Leeds, il a pour enseignants des représentants d'un mouvement artistique, issu d'une des tendances de l'art conceptuel (celle de Joseph Kossuth), connu sous le nom d'Art & Language, et dont les principaux initiateurs furent Terry Atkinson, David Bainbridge, Harold Hurell et Michael Baldwin.

Ce mouvement, actif vers la fin des années soixante, se situe à l'intersection de la philosophie, de la logique et de la théorie artistique. Les plasticiens y interrogent les relations entre l'art et le discours à travers leurs implications politiques et sociales.

DÉMARCHE

Le travail de Bruce Clarke dénote d'une sensibilité particulièrement incisive à l'égard de la convergence des questions politiques et langagières associées aux arts plastiques. « Plastiquement, je pars de fragments déchirés, de papiers divers, de journaux, d’affiches, et je les travaille, les triture, les imprègne de couleurs. Mots et couleurs, mots et images s’intègrent alors et se recomposent sur la toile [… ], il y a comme transfiguration, déplacement. Je déconstruis pour " re-figurer" et cela passe par ma sensibilité et mon travail. » B. Clarke.

Quelques expositions parmi les plus récentes


EXPOSITIONS PERSONNELLES

  • 2019
    Voices, Galerie Carole Kvasnevski, Paris
    Fantômes de la Mer, Alliance française, Johannesbourg, Afrique du Sud
    Predators and Other Friends, Galerie Art-Z, Paris
    Lifting the Veil, Théâtre Royal de Marrakech, Maroc


EXPOSITIONS COLLECTIVES

  • 2019
    Urban Art Fair, Paris
  • 2018
    Fusions, Bordeaux, avec Migrations Culturelles 2a (MC2a)
    – Art Paris 2018, Grand Palais, Paris
    Body Talk, Artco Gallery, Aix-la Chapelle, Allemagne

Lien

Clément Collet-Billon

Clément Collet-Billon est né en 1980.

Il vit et travaille dans l’agglomération bordelaise.

Son atelier (collectif) est basé à Floirac Atelier Raymonde Rousselle.

PARCOURS

Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique en 2005 (École des Beaux-Arts de Perpignan).

DÉMARCHE

Clément-Collet Billon interroge les codes de nos représentations mentales collectives. . Après une production picturale dans laquelle il emprunte du matériel iconographique pornographique Clément Collet-Billon réoriente son travail qui devient plus ouvertement critique, accompagné de textes. A travers le fantôme de l’histoire coloniale, la critique institutionnelle, le mot et l’exil prédominent de plus en plus dans sa peinture souvent très colorée et alimentée de photos le plus souvent issues de ses déplacements. Photographies et peinture s’imbriquent autour des questions de norme et de réification.

« Mes tableaux ne peuvent pas se passer de la source photographique pour se réaliser. Ils ne sont ni vraiment des peintures à part entière, ni vraiment des photos. Les limites des deux modes d’expression se brouillent en un territoire intermédiaire, ni l’un, ni l’autre, les deux à la fois ». C.C.B

Quelques expositions parmi les plus récentes

EXPOSITIONS PERSONNELLES

  • 2019
    Abstraction Géographique, Galerie Bolide, Bx.
    –  Petites annonces du carnage à Serendip island, Boustrophédon,La Machine à Musique , Bx.
  • 2016 – Seulement en transit à Cleveland, Boustrophédon,La Machine à Musique , Bx.
  • 2014– (g)Hostwriter, Sous la tente, Bx.
  • 2011 – Saisissez votre code, Espace 29, Bx.

Lien

 

Thomas Déjeammes

Thomas Déjeammes est écrivain et photographe, issu du milieu de la poésie et de la performance.

PARCOURS

 

  • 2006 : Assistant du photographe Jean-Luc Chapin (photographe de l'agence VU), formation avec le laboratoire photographique n/b lab.
  • 2007: Création de la maison d’éditions les éditions [o]
  • 2012 : création du collectif Kraums Notho
  • 2017 : Aide à la création de la ville de Bordeaux, aide individuelle à la création Drac Nouvelle Aquitaine.

DÉMARCHES

Thomas Déjeammes, mène un travail d’écriture où l’oralité prend une part importante. En 2008 il met en voix ces textes dans ce qu’il appelle des "perfomo(t)sonances", formes de lectures en rapport avec la musique électro-acoustique et électronique puis à partir de 2012 au sein du duo d’expérimentateurs sonore et visuel KRAUMS NOTHO. Son travail d’écriture prend de multiples formes, il déborde de la page pour confronter l’écriture à divers supports et médiums comme les murs, la photographie, la vidéo… Il participe à de nombreuses publications à titre personnel ou collectif.

Quelques expositions parmi les plus récentes

EXPOSITIONS PERSONNELLES

  • 2017
    198 120 062 017, Galerie Rez de chaussée, Christine Peyrissac, Bordeaux.
    Tu veux dire qu’on s’est perdu ?, Galerie E, Tarbes.
    Et faire à partir de l’explosion, Boustrophédon, La machine à musique, Bordeaux.
    Et faire à partir de l’explosion, Festival Expoésie, Périgueux.


EXPOSITIONS COLLECTIVES

  • 2019
    Doucement, doucement, archives Bordeaux métropole, Bordeaux.
    Au fil du temps, forum des arts et de la culture, Talence.
  • 2017
    Buffet à volonté, avec le collectif 0,100, Bordeaux.
    Le plan de Monsieur Lem, aux Archives Bordeaux métropole.

QUELQUES PUBLICATIONS

  • Et faire à partir de l'explosion, éditions Plaine page.
  • Au visage, livre d'artiste, Little Big Book Bordeaux avec le peintre André Jolivet.

Liens

Christophe Massé

Artiste plasticien, auteur, passeur. Il vit actuellement à Le Bouscat (Gironde) et travaille à Bordeaux Centre.

PARCOURS

  • Depuis 1977 présente en France et à l'étranger des autoportraits & du matériel autobiographique.
  • 1982 : diplômé de l’ École des Beaux arts de Perpignan.
  • Depuis 2008 a organisé Sous la tente (2008-2018) à Bordeaux un programme d’expositions dans son Atelier rue Bouquière (90 manifestations d'une journée).
  • Depuis Janvier 2016, il organise un cycle d'expositions et de rencontres: Boustrophédon, pour la Machine à Lire à La Machine à Musique à Bordeaux avec la complicité et le soutien de Hélène des Ligneris. Dirige MontreMolle éditions (parutions complices)et Gargou une division poétique distribuée sous le manteau.

DÉMARCHE

Christophe Massé réalise dans la rue et la nature depuis les années 80' régulièrement une tête, un autoportrait sur les murs, au sol, sur des objets, avec des marquants trouvés sur place ou dans sa poche (craie, charbon de bois, feutre, bombe aérosol, etc..) et au doigt dans la crasse, la buée, la terre, la neige, l'eau etc.. A partir des années 90 il crée des archives photographiques de ces instants éphémères. Il publie également quelques dizaines d'ouvrages pour la plupart des plaquettes (récit, poésie, roman) dans un format souvent confidentiel qu’il j'affectionne et pour des maisons d'éditions de fortune et quelquefois des autoproductions partagées avec des artistes & auteurs.

Quelques expositions parmi les plus récentes

EXPOSITIONS PERSONNELLES

  • 2019 – Loss – Creative house gallery, San Francisco (États-Unis)
  • 2018
    Fenêtres à Collioure, Château Palettes, Bordeaux.
    Lady Madonna – Jheronimus Bosch Muséum,  Hertogenbosch (Pays-Bas) à l'initiative de M.Colori (Catalogue)


EXPOSITIONS COLLECTIVES

  • 2019
    Doucement, doucement volet N° 2 – Invincible, Archives Bordeaux/Métropole, à l'initiative de Groep  (Emmanuel Aragon), Bordeaux
    Le Journal de la Traversée (4) – Librairie Torcatis, Perpignan proposé par Odile Marot
    – Quatrième biennale de Poésie Visuelle, Galerie Treize, Ille sur Têt à l'initiative de André Robèr

Liens

Marie Minot

Marie Minot est née le 25 mars 1981.

Elle vit et travaille à Bordeaux.

Son travail explore le champ de l’image et de l’installation.

À partir d’images-source issues de ses déambulations sur le web ou de prises de vue accumulées sous la forme de collections d’images, elle produit selon son expression : des "compositions digitales", des "collages numériques".

PARCOURS

  • 2006 : Diplômée de l’École des Beaux-Arts de Bordeaux

DÉMARCHE

«Dans les compositions photographiques, les installations, les vidéos que je propose, il y a toujours quelque chose de l’ordre de l’écume, du ressac. En fait, je me pose souvent cette question : « Que me reste-t-il de tout cet entrelacs d’images ? » et au-delà « Quelles traces du désir subsistent de ces images en moi? ». Dans les « images hybrides » que je fabrique, la manipulation numérique constitue un filtre permanent de protection de mes souvenirs, de mes fantasmes qui se livrent à moi de manière abrupte mais qui couplés à des images empruntées au monde du cinéma ou à la publicité de mode, apparaissent davantage comme des « simulacres », des « images mentales ». Toutes ces images personnelles, empruntées, transformées, détournées résultent et témoignent d’une mémoire en perpétuelle renouvellement qui questionne une réalité fragile et complexe ». M.Minot.

Quelques expositions parmi les plus récentes

EXPOSITIONS PERSONNELLES

  • 2018 – Undercover, Boustrophédon #30, La Machine à Musique, Bordeaux.


EXPOSITIONS COLLECTIVES

  • 2019
    I‘m on you, Duo show avec Benjamin Braitberg, Le Laboratoire, Bordeaux
    Wow.22 Russia Now & After, International video art Festival, Moscou.
    Chiennes célestes, avec Sarah Barthe et Lucie Bayens / Le Rez de Chaussée, Bordeaux
  • 2017
    Traverse vidéo, 20 ans ce n'est pas rien, ISDAT ,Toulouse.
  • 2016
    Tropical Amnésia, Duo show avec Benjamin Braitberg / Le Laboratoire, Bordeaux.

Liens

Pascal Pas

Pascal Pas est plasticien, il vit et travaille sur Bassens.

PARCOURS

  • 1990 : diplôme DNAP, École des Beaux-arts de Bordeaux.
  • 1994 : diplôme DNSEP, École des Beaux-arts de Bordeaux.

DÉMARCHE

Pascal Pas nous interpelle sur les dualités qui régissent les codes sociaux: masculin/féminin, masculinisme / féminisme... Ses créations s’articulent autour d’un bestiaire entomologique de genre (amazones fragiles, nouveaux hommes, pères impairs, mères amères, insectes iconiques). Dans ses œuvres, il utilise différents matériaux mêlant la photo, la gravure organique et la sculpture numérique sur bois.

L’une des deux pièces proposées 6 socles de conscience MANTIS est la matérialisation la plus conceptuelle de son travail.

L'idée première est d'alerter sur la disparition programmée des insectes à travers l’iconique mante religieuse. Il s’agit d’une installation-sculpture modulable de six socles carrés de gravures numériques surmontés chacun de lampe lettre installés dans l’ordre du mot M A N T I S.

Les socles gravés reprennent les mots des lectures fragmentées de l’artiste pour proposer une anthologie contemporaine de genre. La lecture des mots s'effectuent de gauche à droite sur trois faces du cube et s'articulent comme un traitement de texte kilométrique.
En séparant les mots des textes d'origine, l’artiste cherche à les uniformiser dans une présentation esthétique en amenant une autre signification.

Quelques expositions

  • 2020
    – Mars-avril : Mantis, icône menacée, bibliothèque Flora Tristan, Bordeaux.
    – En avril : «De vanités», association Le Jardin des Asphodèles, Centre culturel F. Mauriac, Bouliac.
  • 2019
    – Exposition de gravures sur bois, le jardin des Aspholèdes, Centre culturel F. Mauriac, Bouliac .
  • 1994
    Salon des insectes, exposition entomologique, Paris.
  • 1991
    – Atelier Christophe Colomb Séville 1991.

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