Sous les arbres, la mer – Lucie Bayens

La Ville de Lormont accueille du 16 novembre  au 18 décembre les œuvres de l’artiste Lucie Bayens dans une exposition Sous les arbres, la mer.

  •  Vernissage le vendredi 26 novembre 2021 à 18h (l'artiste sera présente dès 15h).
  • Présence de l'artiste le 30 novembre de 15h30 à 19h.

Lucie Bayens a travaillé avec un groupe de femmes de la Rive Droite dans la cadre de PanOramas. Tricoteuses, couturières, bricoleuses accompagnent ce projet depuis des années. Sous les arbres, la mer est un hommage aux formes de vie les plus primitives que Lucie Bayens a accroché cet été sous les arbres du parc Palmer à Cenon et dont elle elle présente une forme élargie au Bois fleuri.

«J’ai tout de suite pensé à un parc, un fond marin où la perte d’échelle côtoie un point de vue imprenable sur la Garonne. J’ai été ravie de travailler de concert avec les tricoteuses du Bois fleuri qui se sont engagées dans ce projet. Lors de ces rencontres, nous échangions sur les formes que j’imaginais et les techniques qu’elles pouvaient me proposer pour réaliser ces sculptures textiles. Des collectes ont été organisées dans le quartier pour faire, autant que possible, avec les moyens du bord. Car à bien y penser, nous sommes tous sur le même bateau et nous venons de la mer. »
Lucie Bayens

Horaires de visite

  • Mardis et vendredis de 15h à 19h,
  • mercredis de 10h à 12h30 et de 15h à 19h,
  • samedis de 10h à 12h30 et de 13h30 à 17h.
  • Jeudis visites de groupe et scolaires sur réservation de 9h à 12h et de 14h à 17h.
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En vidéo

Lucie Bayens a déjà exposé à Lormont, dans une exposition collective intitulée Lisières : "Invisibles fragments de paysages"

En photos

Livret pédagogique

Le livret, réalisé par le Centre d’arts de la ville de Lormont est un document à visée pédagogique destiné aux enseignants.

 

 

Du 16 novembre au 18 décembre 2021, la Salle d’exposition du Pôle culturel et sportif du Bois fleuri accueille les œuvres de Lucie Bayens. L’artiste a travaillé avec un groupe de femmes de la Rive Droite, dans le cadre de la biennale de PanOramas La nuit verte. Tricoteuses, "crocheteuses", couturières, bricoleuses ont accompagné ce projet pendant plus d’un an et demi.

Sous les arbres, la mer est une évocation sensible des formes de vies marines les plus primaires que Lucie Bayens a accroché cet été sous les arbres du parc Palmer à Cenon. Elle présente aujourd’hui une forme élargie au Bois fleuri. L’artiste désire attirer l’attention sur les liens entre les premières formes de vies apparues dans l’eau (zooplancton, phytoplancton) et le végétal qui a colonisé l’air et  la terre, offrant ainsi à l’animal la capacité de vivre dans l’air comme il le faisait dans l’eau.
Lucie Bayens à l’instar de nombreux artistes contemporains s’intéresse aux rapprochements entre arts et sciences, véritable source d’inspiration et d’appréhension du monde. À l’aune des découvertes scientifiques remarquables de ces dernières années sur la vie marine, l’artiste réinvestit ce champ des possibles, le métamorphosant en une rêverie à taille humaine, une installation où le spectateur entre en symbiose avec son environnement. Ici, les formes organiques s’emparent des lieux pour nous immerger dans les grands fonds marins.

L’eau, dans les œuvres Lucie Bayens, est un élément fondateur. Elle y puise son inspiration, y extrait des bribes de matériaux aux origines diverses.

« Au quotidien, lors de mes pérégrinations ou simplement mes déplacements, je prélève des matières organiques et plastiques dans la rue, au bord du rivage ou dans la “laisse de mer”. Ainsi je me sers du territoire comme d’une caisse de résonance, avec pour fil conducteur, le passage de l’eau, les formes que peuvent prendre les réseaux. Pour désigner ces prélèvements, j’emploie le verbe “glaner” en hommage aux “gens de peu” qui font avec les moyens du bord. À l’atelier, je nettoie et classe puis je les assemble, souvent en cousant, brodant ou tressant. »

Lucie Bayens

Les œuvres de Lucie Bayens tel le vivant se plie et se déplie à l’infini, comme le mouvement des vagues. « Le mouvement, c’est la vie !» clame l’artiste. Mouvement des cellules qui naissent et se multiplient, mouvements des êtres qui nagent, mouvements des plis du tissu et de la peau, plis qui dévoilent et cachent, plis sources de mystères. 

 

Au cœur du vivant

Lucie Bayens questionne le cycle de la vie. C’est une chercheuse en quête de réponses jusque dans les plus petits organismes, souvent invisibles à l’œil nu. Elle s’intéresse au phytoplancton, au zooplancton qui peuplent les mers depuis des millions d’années. Elle suit les expéditions scientifiques comme Tara Océan qui met à jour les liens entre plancton et climat, découvre de nouvelles espèces, dévoile la complexité des milieux marins. Ainsi les photographies du livre de Christian Sardet, Plancton aux origines du vivant, ont accompagné Lucie Bayens dès le début de son projet. Elle l’emportera avec elle lors de toutes ses séances d’échanges et de travail avec Les tricoteuses qui ont œuvré à ses côtés.

« Je leur ai parlé de zooplancton, de phytoplancton, montré les photographies de Christian Sardet, les planches d’Albertus Seba et les vidéos du CNRS. Je leur ai dit que ce vivant larvaire [...] qui peuple les océans c’était un tube et des plis. Un tube pour se nourrir et des plis pour se déplacer. »

 

Les clichés de Plancton aux origines du vivant pris lors de l’expédition Tara Océan marient art et science. Sur fonds noirs se détachent des organismes aux formes fascinantes, aux couleurs bioluminescentes. Dans la pénombre de la Salle d’exposition, les sculptures textiles de Lucie Bayens s’illuminent à leur tour. Elles peuplent l’espace du sol au plafond, diffusant des lueurs colorées à travers les mailles et leurs fils tricotés. Suspendues, elles flottent dans les airs, portées par un courant invisible. Nous voici au cœur d’un microcosme dont les proportions sont inversées. Tel un agrandissement au microscope, nous basculons à l’échelle de ces micro­-organismes, évoluant d’un groupe de sculptures à l’autre, guidés par leurs silhouettes énigmatiques.

Ce microcosme résonne comme une métaphore du vivant au sens large, la représentation en miroir de la terre, des astres et de l’univers. La question est de savoir où se tient notre place et ce que nous faisons du vivant?

 

 

L’intérêt des artistes pour les découvertes scientifiques n’est pas nouveau. L’imaginaire des artistes se construit aussi en lien avec la science et la science a régulièrement fait appel aux artistes pour diffuser le savoir. Arts et sciences sont transversaux. On pense par exemple aux fameux Cabinets de curiosités qui regroupaient aussi bien des instruments scientifiques, des spécimens naturels issus des quatre coins du monde, comme des créatures ou des inventions sorties tout droit de l’imaginaire humain.

 

Lucie Bayens s’est par ailleurs inspirée des dessins du célèbre Cabinet de curiosités naturelles d’Albertus Seba. Les planches d’illustrations représentent, entre autres, le monde marin. Elles mettent en scène pieuvres, étoiles de mers, coraux de manière spectaculaire et extrêmement graphique. Ces illustrations ont interpellé l’artiste en particulier dans le rendu du mouvement crée par les jeux des plis comme la circonvolution des tentacules. 

 

 

L’artiste comme le scientifique est un chercheur qui aspire à comprendre le monde qui l’entoure. Il l’interroge à l’aide d’outils et constitue ainsi un savoir sur la nature des choses. Mais au-delà du savoir, il en révèle aussi toute la beauté.

Cousu d’art

Lucie Bayens a travaillé avec un groupe de cinq femmes (Christine D. Bernadette G. Christine M. Bernadette N. Marie-Claude V) appartenant aux Tricoteuses dont le noyau dur est majoritairement lormontais. Les Tricoteuses ont utilisé diverses techniques du crochet. Les œuvres ont été réalisées à partir de fibres textiles, de fils de laine , de fragments de tissus, de divers éléments cousus ainsi que d’objets récoltés qui leur ont servi d’ossature.

Tous les matériaux sont issus d’une seconde vie mais leur assemblage demeure au service de l’imaginaire :

« Dans mon travail en général, j’aime faire avec les moyens du bord : j’organise des collectes et je glane dans la rue des matières premières mises au rebut qui correspondent à chaque projet. Ce cadre domestique m’offre un espace poétique où l’objet identifiable devient sculpture par l’intervention de la main, par l’analogie visuelle, l’apparition de l’étran­geté ».
Lucie Bayens.

 

 

Lucie Bayens aime investir les espaces, incite le spectateur à pénétrer dans ses œuvres. Sous les arbres, la mer se déploie tel un cortège sinueux de sculptures et de branches d’arbres parsemées. Au sol des « anémones de terre » dessinent un tapis végétal. L’ensemble de l’installation devient alors comme une seule et grande sculpture. Les volumes ont des formes volontairement équivoques et bientôt, nous nous interrogeons sur l’exactitude du lieu où nous nous trouvons : est-ce le fond de la mer ? Un sous-bois ? S’agit-il d’une forêt engloutie ?

L’artiste s’amuse à mettre nos repères sens dessus-dessous, nous propose un temps suspendu dans un espace en lévitation : une chrysalide onirique. Elle nous raconte également en filigrane l’émergence du vivant, les liens qui nous unissent. L’ADN partagé qui vit en chacun de nous. Nous venons tous d’un même et grand bain originel !

Tresser, broder, coudre font partie des pratiques habituelles de Lucie Bayens. Ces propositions s’inscrivent toujours en lien avec notre environnement et questionnent notre rapport au vivant. Elle aborde des problématiques écologiques en redonnant vie à des matières inertes, les associant à des éléments naturels.

À travers ses hybridations, elle tisse un imaginaire personnel et intime. L’exposition collective Lisières, invisibles fragments de paysages qui s’est déroulée entre nos murs au printemps 2019 en témoigne. Lucie Bayens brode les affluents de la Garonne, l’Estuaire de la Gironde avec des cheveux colorés, tresse la courbe de la Garonne à l’aide des filets plastiques qui enveloppent les fruits et légumes, coud une par une des écailles de pommes de pin pour confectionner une carapace végétale à la figure du ragondin.

 

 

 Pour cette nouvelle installation, elle a poursuivi le cycle de ses collectes afin de nourrir son propos et de développer son œuvre : tonte de brebis des Coteaux, câbles de cuivre obsolètes, ampoules led miniatures, tulle, jupon à arceaux, bouteilles plastiques… Ces récoltes ont accompagné la réalisation des pièces avec Les tricoteuses.

 

« Elles m’ont proposé des techniques, leur savoir-faire, nous nous sommes écoutées, nous avons échangé, elles ont confectionné les enveloppes et je me suis chargée de l’assemblage, de la mise en volume des sculptures qui composent l’installation et enfin de leur mise en espace in situ ».
Lucie Bayens.

 

De nombreux artistes proposent des créations réalisées à partir du tissage, de l’art de la couture. C’est une pratique qui s’est également répandue et popularisée avec le Yarn bombing ou tricot urbain qui consiste à investir l’espace public en s’appropriant le mobilier mais aussi les
végétaux ou l’architecture. Lampadaires, bornes, feux de circulations, troncs d’arbres sont alors revêtus par des tricots bigarrés, réalisés sur mesure avec de la laine récupérée. Les tricoteuses ont déjà activement participé à des projets de yarn bombing sur la ville de Lormont, comme sur le tronc d'arbre situé à l'entrée de la Rue des arts, face à la Médiathèque.

 

Parmi les artistes contemporains qui investissent l’esthétique de la couture, des préoccupations et des procédés communs à Lucie Bayens apparaissent. Barbara de Pirro par exemple utilise du plastique récupéré dans la nature, plus particulièrement des sacs, qu’elle crochète et installe ensuite sur des arbres, dans des espaces naturels. L’exposition Sous les arbres, la mer a d’abord été présentée en extérieur à Cenon, dans le parc Palmer avec des pièces constituées d’assemblages de matériaux  fabriqués par l’homme et de matière naturelle.

 

 Tisser, coudre appartiennent à des pratiques ancestrales, souvent réservées et attribuées uniquement aux femmes. Depuis quelque temps déjà, a émergé une nouvelle génération d’artistes qui détournent et expérimentent  diverses techniques autour du textile. De la recherche purement graphique à la revendication féministe, leurs propositions prennent des formes hybrides et nous poussent à apprécier (de plus près) la minutie d’un savoir-faire comme le propose le travail d’Émily Barletta.

Les formes organiques reviennent régulièrement dans de nombreuses œuvres. L’acte de tisser, de coudre n’est-il pas profondément lié au corporel, à l’élaboration d’une peau ? Il symbolise aussi une forme de filiation. Les tapis, les tentures, les tapisseries ont toujours débordé de leur statut décoratif pour faire histoire (comme la célèbre tapisserie de Bayeux, la fameuse Dame à la licorne ou l’art des tapis Berbères).

 

 

On pense alors à des artistes comme Annette Messager dont le travail dialogue autour du corps, de l’intimité, des tabous et du féminin.

 

 

Petit dictionnaire illustré

Plancton

La vie secrète du plancton – Tierney Thys @ Ted-ED (VOSTF)

Le plancton est fait d’organismes microscopiques, animaux (crevettes, etc. : zooplancton) et végétaux (algues, etc. : phytoplancton) qui vivent en suspension dans l’eau de mer. Ils se déplacent grâce aux mouvements des éléments ( courant, vague, vent)...

Le zooplancton

Du grec ancien, animal et planktos, errant. Il se nourrit de matière vivante. Certains sont herbivores, d’autres carnivores. Le zooplancton vit en journée en eau profonde et remonte vers la surface la nuit pour se nourrir de phytoplancton.

Phytoplancton

Qu'est-ce que le phytoplancton ? – National Géographic France

Du grec phyton, plante et planktos, errant. C’est un plancton végétal. Le phytoplancton est l’ensemble des organismes végétaux vivants en suspension dans l’eau. Trop petits pour être visible à l’œil nu, ces organismes lorsqu’ils sont en grands nombre apparaissent à la surface de l’eau comme une étendue colorée.

 

Phytoplancton, zooplancton les amis du climat

Le phytoplancton absorbe le CO2 de l’atmosphère dissous dans la mer. Il agit sur le cycle du carbone. Le zooplancton en se nourrissant de phytoplancton évite sa prolifération, car lorsque le phytoplancton est trop nombreux, il prive l’eau d’oxygène, des algues se forment et envahissent le milieu marin. La température des mers influe sur la quantité de phytoplancton et de zooplancton. Si la température est trop élevée, cela dérègle le cycle du vivant dans les océans et sur la terre.

> Pour approfondir :  ocean-climate.org

Bio-luminescence

Bioluminescence dans les eaux de Tasmanie

Certains organismes vivants émettent de la lumière, comme la luciole. Dans les mers, il y a également du plancton luminescent. Chez le phyto­plancton cela à lieu de nuit et non de jour. Pendant le jour, avec la présence du soleil, le phytoplancton stocke la lumière dont il a besoin pour la photosynthèse. La nuit, il utilise ses réserves pour vivre, ce qui génère en retour de la lumière.

Certains animaux marins émettent eux aussi de la lumière, soit grâce à des cellules spécialisées, soit en stockant dans leur peau des molécules qu’ils libèrent et qui réagissent avec leur environ­nement ; ou encore grâce à des bactéries luminescentes qui vivent dans de petits photophores, en symbiose dans leur corps.

Cabinets de curiosités

Les cabinets de curiosités désignent au XVIe et XVIIe siècles des petits espaces dans lesquels on collectionne et présente une multitude d’objets rares ou étranges représentant les trois règnes : le monde animal, végétal et minéral, en plus de réalisations humaines. Lucie Bayens s’est inspirée des dessins du Cabinet de curiosités naturelles d’Albertus Seba (pharmacien et zoologiste hollandais du VIIIe siècle).

Planches d’illustration naturaliste

Ernst Haeckel

L’illustration naturaliste est une discipline à la fois artistique et scientifique. Elle présente des études faites sur le milieu naturel (Histoire naturelle). Elle concerne d’abord la zoologie, la botanique et le corps humain.

Microcosme / macrocosme

Micro, du grec petit. Macro, du grec long, gros et cosmos qui signifie monde.

Le microcosme représente une image réduite du monde et de la société. Un ensemble formant une unité. Le macrocosme indique l’univers en général, formé par la terre et les astres.

En philosophie, le microcosme représente l’être, le corps humain considéré comme un monde en réduction dont chaque partie représente terme à terme une partie de l’univers.

Le tricot

Le tricot est un tissu composé de mailles, confectionné avec des aiguilles. Les tricots sont généralement fabriqués avec des fils de laine ou de coton. C’est une pratique millénaire. Les plus vieilles pièces dateraient du IIIe ou IVe siècle Après J.C. Des bas-reliefs égyptiens présentent des divinités portant des robes en tricot.

On peut réaliser des tricots à plat ou leur donner des formes circulaires. Le tricot est comme une seconde peau qui nous enveloppe, nous tient chaud.

 

 

Tricoter signifie faire un tissu en tricot, mais il signifie également préparer minutieusement quelque chose, le mettre en forme, assembler, coudre.

Le crochet

Le crochet est un « cousin » des aiguilles à tricoter droites. Par extension, il s'agit d'une technique permettant de nouer un fil pour en faire un tissu plus ou moins extensible, selon la fibre et le type de point utilisé. Pour le crochet une seule aiguille suffit. Cette  aiguille  est crochetée à son extrémité. Des aiguilles circulaires permettent de réaliser des ouvrages en forme de cercle et d’élaborer des volumes. Il existe une grande diversité de techniques permettant de créer des formes spécifiques.

Biographie

Lucie Bayens

Les œuvres singulières de Lucie Bayens, chercheuse téméraire aux influences transhistoriques nous renvoient autant à l’arte povera, et notamment Penone qu’à l’utilisation de techniques ornementales issues des arts premiers. Le lien à histoire de l’art est présent mais au même titre que la science, l’anthropologie ou la littérature. Claude Lévi-Strauss a défini le problème de l’humanisme dans le fait qu’à force de séparer l’homme de la nature sauvage – maîtrise du feu, puis du végétal par l’agriculture, l’animal avec l’élevage –, on finit par exclure et séparer… « Tous les gestes de Lucie Bayens tendent à lier, assembler, à provoquer l’altérité, à réconcilier l’homme comme faisant partie d’un tout. » in Au bout des continents, des rives avec Lucie Bayens de Valérie Champigny, mai 2014, à l’occasion de l’exposition personnelle de l’artiste : Lundi où la vie sauvage.

Parcours

  • Artiste Plasticienne, née le 18 novembre 1979 à Bordeaux.
  • 2004, Niveau Diplôme National d’Expression Plastique, EBABX.
  • 2001 –  Diplôme National d’Arts Plastiques, EBABX.
  • 1998 – BAC L3 au lycée Le Mirail, option art & littérature.
  • Bourse : 2013, Obtention de l’aide à l’installation d’atelier de la DRAC Aquitaine.

Expositions personnelles

  • 2021 – Participation au parcours «Diffractis au jardin 6» quartier Nansouty, Bordeaux.
  • 2021 – Sous les arbres, la mer I,  PanOrama, parc Palmer Cenon.
  • 2020 – Participation au parcours «Diffractis au jardin 5» quartier Nansouty, Bordeaux.
  • 2020 – Opéra Carbone, La vitrine des essais, lycée Montaigne, Bordeaux.
  • 2019 – Mare marin marais Tinbox 7, WAC, Bordeaux. 
  • 2018 – Perdre refuge, commissaire et artiste avec ZAAD à Sortie 13, Pessac.
  • 2017 – Demi soupir, Boustrophédon à La Machine à Musique Lignerolles, Bordeaux,France.
  • 2016 – Tout doit disparaître, Bibliothèque municipale Flora Tristan, Bordeaux, France.
  • 2015 – C’est quoi dégueulasse, atelier de l’artiste Chantal Russell Le Roux, Bordeaux.
  • 2015 – La marge au centre, ZAAD, Bordeaux, France.
  • 2014 – Lundi ou la vie sauvage, La Laiterie, Bordeaux, France.
  • 2012 – Madeleine à bosse, galerie Arteko, Donostia, Espagne.
  • 2012 – La trouée, Sous la tente, Bordeaux, France.

Expositions collectives

  • 2021 – Journées Européennes du Patrimoine au Jardin Botanique, parc Peixotto, Talence.
  • 2019 – And I was feeling alive, Meridian, Los Angeles, Etats-Unis. 
  • 2018 – Prismes, Galerie Bolide,Bordeaux.
  • 2018 – Zone en Déplacement, association ZAAD, salle Mably, Bordeaux.
  • 2018 – Le jardin du fond du parking, Agence Créative, Bordeaux.
  • 2018 – La vie interfaciale, Métavilla, Bordeaux.
  • 2018 – Chiennes Célestes, Rezdechaussée, Bordeaux, France.
  • 2017 – 3M 3P 3F, Boustrophédon à La Machine à Musique Lignerolles, Bordeaux, France.
  • 2017 – Le plan de Monsieur Lem, Archives de Bordeaux Métropole, France. Catalogue en 60 exemplaires numérotés
  • 2016 – Visions urbaines, Sortie 13, Pessac, France.
  • 2016 – Rapprochement, Parcours de Land Art, village de Lys dans le Béarn, France.
  • 2016 – Cachet de la poste faisant foi, à la Villa Mallet-Stevens, Paris, France.
  • 2016 – A force de graver, Forum des Arts de Talence, France.
  • 2015 – Sans-titre 1, Didam, Bayonne, France.
  • 2015 – Optogramme, la Laiterie, Bordeaux, France.
  • 2015 – Flux, Influx & RIF Galerie Ella Dune, Arcachon, France.
  • 2014 – présents, Rezdechaussée, Bordeaux, France.
  • 2013 – IL FAUT VIVRE, Chapelle St Loup, St Loubès, France.
  • 2012 – Symposium International d’Intégration en Milieu Naturel, Sites en Ligne, Silly, Belgique.
  • 2011 – STILL LIFE, Espace 29, Bordeaux, France.
  • 2011 – Émulsionne-moi, Projet Art & Science au CNRS et à Cap Sciences, Bordeaux, France.

Médiation culturelle

  • Depuis 2020 – Interventions artistiques auprès du jeune public en collaboration avec l'artothèque de Pessac, Les arts au mur.
  • 2020 – Intervention artistique au collège Clisthène du Grand Parc auprès des élèves de 5ème de Mme Coussy-Clavaud
  • 2016 – Interventions dans des écoles de la ville de Cenon avec l’association Les Francas.
  • 2014, 2015, 2016 – Interventions à l’USJ de Bordeaux.
  • 2014, 2015 – Interventions à l’école primaire E.Herriot à Pessac.
  • 2012 – Papa Alose Mambô, ateliers Bô au CAPC musée d’art contemporain de la ville de Bordeaux.

Résidences

  • 2021 – Dans les bras de Déméter : projet porté par l’Agence Créative Tinbox soutenu par Réseau Astre
    —    Part. 1 – Jardins Inspirés, Taillan Médoc, Nouvelle Aquitaine.
    —    Part. 2 – La ferme des filles, Captieux, Nouvelle Aquitaine.
    —    Part.3 – La Cuisine, Centre d’art contemporain et design, Nègrepelisse, Occitanie.
  • 2019-21 – Projet Sous les arbres, la mer, création avec les habitants pour la Biennale PanOramas, Bordeaux.
  • 2012 – Symposium International d’Intégration en Milieu Naturel, Sites en Ligne, Silly, Belgique.
  • 2012 – Madeleine à bosse, galerie Arteko, Donostia, Espagne. 

 

 

Plus d’informations et d’actualités sur : luciebayens.com 

Pistes d'ateliers

Voici quelques pistes d’ateliers à mener en classe que vous pouvez bien entendu adapter en fonction de l’âge des élèves, de vos besoins et envies, du temps dont vous disposez.

Dessous la mer

Matériel

Quelques images des fonds marins, des encres de couleurs, du papier 300g, des pinceaux de diverses tailles, des grands pinceaux plats ou du papier couleur, des petites éponges, des feutres, du fil de pêche, de la cartonnette.

– Dessiner avec de l’eau des formes ondoyantes comme des chemins qui serpentent. Déposer quelques gouttes d’encre. Les formes apparaissent. Varier la taille et les formes des chemins d’eau.

Une fois sec, on ajoute des contours colorés aux feutres, des nervures, des petits détails...

– Observer les formes, les couleurs particulières des animaux marins. Les dessiner avec des chemins d’eau. Plus simple et amusant, faire des tâches colorées sur du papier bien mouillé et transformer les tâches en animaux marins.

– Avec des petits morceaux d’éponges trempés dans un peu d’encre, de jolis coraux vont apparaître.

– À vous de mettre en scène ensuite tous les éléments que vous pouvez découper et suspendre sur un fond de couleur. Les algues, les poissons, les coraux se balancent au gré du courant.

 

 

Cette proposition peut être plus ou moins documentée, fouillée, détaillée en fonction de l’âge, des apprentissages demandés et de la motricité fine des élèves.

Cabinet de curiosité naturelles

Imaginer et dessiner des formes de vies marines en s’inspirant d’images scienti­fiques et artistiques.

Matériel

Reproductions de photographies de faunes marines (y compris zooplancton) et de planches de dessins d’illustrations naturelles, papier calque, feutres couleurs, feutres fins noirs, fil perlon fin.

Capter des phénomènes colorés avec un smartphone

Toujours dans l’esprit de l’artiste, pourquoi ne pas réaliser une petite vidéo en filmant des couleurs en train de s’écouler et de se mélanger entre elles ou de se répandre successivement sur du papier mouillé, dans des pots d’eaux… Ce genre d’expérience ravira indubitablement les plus jeunes et ne nécessite pas beaucoup de matériel. Il peut aussi être l’occasion pour des plus grands de réaliser eux-mêmes de courtes vidéos personnelles autour de liquides colorés.

 

– Sur papier calque, reprendre des formes d’animaux existants, faire des dessins-montages. Jouer avec les proportions. Inventer ses propres formes de vies.
– Avec les feutres mettre en couleur, créer des effets de lumières.
– Avec des feutres noirs très fins, venir poser des contours, des détails.

Des dessins lumineux

Vous pouvez suspendre les réalisations à contre jour face à une fenêtre, comme des mobiles. Dans la pénombre devant une lampe, ils évoqueront la luminescence des végétaux et des animaux des fonds marins. 

Pour une proposition plus classique

Les élèves peuvent reproduire leurs organismes sur des feuilles papier aquarelle. Mettre en couleur aux crayons aquarelles et reprendre les feutres noirs fins pour les détails. Pourquoi ne pas les rassembler tous sur un même support pour créer une grande et même planche commune, ou un livret accordéon?

C’est l’occasion de montrer les liens entre arts et sciences, de faire des ponts avec le programme Sciences et vies de la terre...

Sculptures éphémères

Créer des sculptures textiles éphémères en jouant avec l’environnement immédiat.

Matériel

Un espace dans la classe avec quelques tables ou chaises, dans la cour autour d’un banc, d’un arbre, dans une armoire… Chutes de tissus et fils textiles divers (tulle, voilages, pelotes de laine, rubans…), un appareil photo ou une tablette.

 

– Récolter tissus et fils textiles, solliciter les élèves ;
– Trier, classer votre récolte (matière, couleur) ;
– Observer le rendu et les propriétés des matériaux (souplesse, transparence etc) ;
– Définir un thème, ou partir d’un simple mot (adjectif verbe d’action) ;
– Sélectionner les tissus et les fils en fonction ;
– Nourrir l’imaginaire en observant des pratiques artistiques et techniques d’installation autour du textile : du tricot urbain aux installations muséales d’artistes comme Annette Messager, Sheila Hicks

Tout est possible

Les élèves peuvent élaborer une sculpture uniquement en jouant avec les textiles et les objets à porter de main ( relier, envelopper, accumuler, suspendre) ou penser en amont à des formes et des actions plus précises (tricoter, découper, assembler, coudre, broder, coller…) Jouez avec les effets de matières !

Une scénographie éclairée

Pour un rendu spectaculaire, amusez-vous à éclairer les sculptures soit depuis l’intérieur (petits éclairages led ou lampes torches) ou de l’extérieur (en braquant quelques spots ou lampes torches dessus).


Cette proposition peut convenir à de très jeunes enfants (couleurs, matières, volumes, cabanes) comme à des lycéens (découverte des pratiques d’arts contemporains, détourne­ment, installation, appropriation d’un espace public ).

Bibliographie

Quelques ouvrages autour des océans, du tricot, du tissu dans l’art et autres réflexions philosophiques que vous pourrez pour la plupart retrouver au sein des rayons de la médiathèque.

 

Références adultes 

Sciences naturelles

Plancton : aux origines du vivant, Christian Sardet, Éditions Ulmer, 2013.

 

Des photographies de plancton réalisées à Villefranche-sur-Mer, au Japon, aux Etats-Unis et sur tous les océans du globe lors de l'expédition Tara Oceans. Les textes expliquent sous quelles formes la vie a évolué dans les océans depuis plus de trois milliards d'années

Le Cabinet des curiosités naturelles, Albertus Seba, édition complète 1734-1765, Taschen, 2015.

 

L’extraordinaire catalogue de spécimens naturels d’Albertus Seba est une des plus grandes réalisations scientifiques du XVIIIe siècle et l’un des ouvrages d’histoire naturelle les plus précieux de tous les temps.

Arts

Cousu d’art, revue Artension, hors-série N° 25, grand format , janvier 2017.

 

État des lieux, art contemporain, féminisme, intimité et identité, exorcisme, primitivisme.

Ceci n’est pas un pull : le tricot et le crochet dans l’art contemporain, Charlotte Vanier, Éditions Pyramyd, 2017.

 

Les Parcours artistiques de créateurs qui ont fait du tricot un moyen d’expression poétique de leur fantaisie et de leurs rêves.

Street craft - Guérilla artistique. Installations végétales, tricot urbain, œuvres lumineuses sculptures miniatures, et plus encore…, Riika Kuittinen, Éditions Pyramyd, 2015.


L’environnement inspire aujourd’hui les artistes de rue qui font naître des créations en trois dimensions plus originales les unes que les autres. Ces militants utilisent la ville et le mobilier urbain pour faire passer un message fort. Riikka Kuittinen rassemble les témoignages d’une trentaine d’artistes du monde entier.

 

Philosophie

La vie des plantes, une métaphysique du mélange, Emanuele Coccia, Éditions Payot et Rivages, 2016. Prix des Rencontres philosophiques de Monaco.


Elles sont parmi les habitants les plus nombreux de notre planète et pourtant la philosophie les a négligées, voire haïes : les plantes ont depuis toujours été la cible d’un snobisme métaphysique.

Le pli, Leibniz et le Baroque, Gilles Deleuze, Éditions Minuit, Coll Critique, 1988.

 

Le pli a toujours existé dans les arts; mais le propre du Baroque est de porter le pli à l’infini. Si la philosophie de Leibniz est baroque par excellence, c’est parce que tout se plie, se déplie, se replie.
Pour découvrir un néo-baroque moderne, il suffit de suivre l’histoire du pli infini dans tous les arts.

Jeunesse

 

 

Documentaires

Les océans, un trésor à protéger, Maud Fontenoy, Père Castor-Flammarion, 2015.

 

Une découverte des océans et des trésors qu’ils recèlent, afin de sensibiliser les enfants à la protection de l’eau..

Mission Tara océans : journal d’une scientifique, Sophie Nicaud, Éditions le Pommier, 2012.


2009, le bateau Tara part de Lorient pour une expédition de 2 ans et demi sur tous les océans du monde. Sophie Nicaud, chercheuse et communicante en biologie est à bord. Tara Oceans est la toute première tentative d’étude planétaire du plancton marin.

Le monde lumineux des océans, Catherine Vadon, Éditions Belin Paris, 2010.


Du microscopique plancton aux chatoyants calmars et même certaines espèces de poissons, de nombreuses créatures marines s’illuminent pour se défendre, se nourrir ou se reproduire.

 

Romans

Vingt mille lieux sous les mers, Jules Verne, Éditions livre de poche jeunesse, 2008.

 

Vingt mille lieues sous les mers, livre CD, Jules Verne, illustrateur Gazhole, compositeur Michaka, Gallimard-Jeunesse Musique, France culture, 2019.

 

Des navires font naufrage sous les coups d'une créature mystérieuse. La Marine américaine expédie une frégate avec le célèbre professeur Aronnax pour débarrasser les océans de ce monstre. Mais alors que la fameuse rencontre a lieu, le professeur est loin de se douter qu'un fabuleux voyage sous-marin l'attend. Le CD restitue l'atmosphère épique des aventures du Nautilus.

 

 

Albums

Océans, Mia Cassany, Marcos Navarro, Nathan Jeunesse, 2019. Dès 5 ans.

 

Un voyage dans les mers et océans du globe pour découvrir les beautés et les richesses de la nature et se sensibiliser aux enjeux écologiques.

Océan: découpes et animations pour explorer le monde marin, Hélène Druvert, texte Emmanuelle Grundmann, Éditions La Martinière, 2018.

À partir de 11 ans.


Une esthétique qui évoque les dessins des cabinets de curiosités.

Le souffle de l’océan, Laurie Cohen et Marjorie Béal (illustrations), Balivernes Editions, 2014.

De 3 à 5 ans.

 

Cet album propose de découvrir la mer, un lieu de sensations : le vent qui chante, les poissons qui tournent en rond, les marins qui crient, etc.

L’écharpe, Marjorie Béal et Laurie Cohen, Éditions Points de suspension, 2014.

A partir de 2 ans.


Léon décide de réaliser l’écharpe la plus longue du monde. Ses amis l’aident à tricoter pour que plus personne ne souffre du froid. Tâche modeste et fondamentale pour faire du lien, le récit s’accroît de page en page : un plus un, plus un.