Lisières, invisibles fragments de paysages – Exposition collective

Cette exposition collective, avec Lucie Bayens, Laurent Cerciat, Löetitia Léo et Patrick Polidano, propose, par l’art contemporain, une approche de notre relation avec la nature. Elle s'est déroulée du 12 mars au 20 avril 2019.

Les lisières sont des espaces de transition entre différents milieux, habituellement déconsidérés, comme « hors-champ », mais là où la vie peut encore s'épanouir dans sa diversité, hors de la norme et des réglementations.

Les artistes réunis pour cette exposition aiment s'aventurer dans ces lisières, les traverser, observer, cueillir, glaner, jusqu'à en donner des représentations qui sont autant de cheminements, de visions personnelles du paysage contemporain, appréhendé non pas dans sa globalité, mais par des fragments, des prélèvements, des transformations, des déploiements imaginaires.

Lucie Bayens donne corps, avec des filets d'emballage tressés, au lit de la Garonne, d'un point en amont à son estuaire, en un long serpent rouge suspendu.  Plus loin, un ragondin, réalisé en écailles de pommes de pin     occupe son territoire des berges. Puis, l’artiste nous propose une carte tissée, cheveu par cheveu  sur une trame coton. C’est aussi au bord de l’eau et dans la rue qu’elle glane de petits objets, qu’elle emprisonne entre deux capsules de bière : Marée basse  est une installation de « mollusques » de l’anthropocène.

Laurent Cerciat s'intéresse aux plantes sauvages, ces Adventices mal-aimées, c'est pour lui une façon d'appréhender le paysage par le détail botanique. Cette biodiversité est reproduite par la sculpture en thermoplastique et pigments naturels. Il s'agit de jouer de réalisme pour les mettre en scène dans l’espace extérieur vu de la salle d’exposition.  Ailleurs un ensemble de « pierres-paysages »  portent des arbres miniatures fabriqués à partir de racines d'adventices, et des Rêveurs solitaires, contemplatifs.

Loetitia Léo arpente elle aussi cet « envers » du territoire. Ici une grande friche attenante au Parc de l'Ermitage, les anciennes carrières de Lormont. Par le moyen de la photographie argentique, elle réalise des surimpressions à la prise de vue en « rembobinant » la pellicule. Elle favorise la perméabilité de différents espaces-temps avec des dissolutions et des apparitions, recherchées et fortuites. Ainsi les points de vue vacillent et créent de nouveaux espaces de représentation. Ses paysages oniriques et poétiques témoignent aussi de ces zones naturelles  promises à disparaître à la faveur de projets d'aménagements.

Patrick Polidano se focalise sur divers milieux aquatiques: les sources, les marais ou les bords côtiers. C’est au cours d'explorations pédestres qu’il photographie ces espaces désertés riches de la diversité du vivant. L’image devient alors iris/monde par le biais d'un objectif « fish eye » et la capture du reflet dans l'eau révèle une vue augmentée de la réalité.  La nature se déplie ailleurs en étang de montagne, pour offrir la vision distordue d’un environnement où reflet et paysage s'inversent. Des matériaux collectées forment eux aussi de nouveaux territoires en réduction qu’il est possible de survoler du regard.

Ces quatre univers artistiques se croisent, dialoguent, entrent en résonances et invitent les spectateurs à voyager dans ces lisières, ces « fentes de timidité » qui forment l'espace de lumière que les arbres des forêts primaires laissent entre leurs feuillages. Suivons-les.

 

Lire également : Löetitia Léo : Surimpressions de nature

"Lisières, invisibles fragments de paysages" – Exposition collective (bande annonce)

Livret pédagogique

Ce livret, réalisé par le Centre d’arts de la ville de Lormont, est un document à visée pédagogique destiné aux enseignants.

 

 

Du 12 mars au 20 avril 2019, Lucie Bayens, Laurent Cerciat, Löetitia Léo et Patrick Polidano investissaient l’espace de la Salle d’exposition du Pôle culturel et sportif du Bois fleuri. Leurs œuvres interrogent la notion de paysage et notre relation au vivant. Ces quatre artistes nous proposent collectivement des chemins de traverse, une pérégrination à travers leur lecture de la nature.

Chacun d’eux s’emparent d’outils et de procédés spécifiques en marge des représentations classiques. Ils récoltent des fragments naturels comme la mousse, le minerai, les racines ou des objets résiduels comme des filets en plastique. Ils prélèvent des empreintes par moulages ou impressions photographiques. Ils transforment ensuite ces divers matériaux par jeux d’assemblages ou d’installations. Tel un rhizome aux multiples résurgences, leurs travaux tissent des liens souterrains entre leurs univers : la poésie du fragment, le surgissement du fortuit, l’expérience de la durée. Nous quittons alors le schéma d’une nature idéalisée sensée symboliser une unité de temps de lieu et d’action.

Lucie Bayens, Laurent Cerciat, Löetitia Léo et Patrick Polidano nous amènent vers des «Espaces autres» (cf. Michel Foucault et le concept d’hétérotopie) ou coexistent simultanément des actions et des temps différents : la marche, le prélèvement, la mutation du vivant, la transformation de la matière et des images en de nouvelles formes d’existences.

Nous naviguons aux frontières d’autres paysages possibles, au plus près de la mémoire protéiforme des lieux et des êtres. Comme l’annonce le titre de l’exposition, Lisières, invisibles fragments de paysages, tout y est pluriel et mouvant. Les œuvres agissent comme des révélateurs, portent notre attention sur ce qui d’habitude échappe à notre vigilance et demeure invisible: la modeste présence des plantes adventices, dites "mauvaises herbes", de Laurent Cerciat qui poussent à travers le béton des villes ; les morceaux de roches enfouis dans le sol que Patrick Polidano expose au grand jour tels de nouveaux territoires en réduction; le recouvrement par les végétaux des friches industrielles que photographie Löetitia Léo; les os d’animaux et les branchages que Lucie Bayens assemblent en habitacles .

Les lisières ourlent la limite des choses, elles annoncent la présence d’un passage, comme la silhouette des arbres borde l’orée de la forêt. Dans ces espaces fluctuants tout peut advenir, d’autres réalités sont latentes tels des paysages inexplorés. Ici, les lisières que les artistes réinventent sont des aires de jeux et de liberté qu’ils nous révèlent. Ils nous interpellent sur le fragile équilibre de la vie et sur la réelle attention que nous lui accordons. En cela leur démarche porte une dimension philosophique et pose les jalons d’une réflexion écologique. L’art demeure un outil de prospection et d’introspection, un déploiement de l’imaginaire pour penser le monde dans toute sa diversité.

Bien que très différents dans leurs rendus, les œuvres de Lucie Bayens, Laurent Cerciat, Löetitia Léo et Patrick Polidano sont traversées par des actions et des réflexions communes. Les brefs chapitres suivants se proposent de les aborder à travers quelques concepts récurrents.

 

L’errance

La marche est le premier geste créateur que réalisent nos quatre artistes arpenteurs. Les déplacements répétés au cœur même des milieux naturels ou péri-urbains deviennent une matrice où tout prend sa source. Le terme d’errance est à entendre comme l’action de marcher, de voyager sans cesse, mais il induit aussi l’idée du hasard, de l’égarement. Pour être présent au monde il faut quitter les sentiers battus, rompre ses lisières 1, c’est à dire se dégager de toute tutelle, de toute habitude (cf. expression "tenir en lisières" : exercer une emprise sur une personne). La marche peut devenir alors un moyen de création, on pense notamment au land artiste Richard Long et à ses lignes de pierres qu’il laisse derrière lui au cours de ses longues marches.

Lorsque Löetitia Léo se déplace dans de nouveaux paysages, la photographie devient la seule trace de son passage.

Cette errance, cet égarement volontaire est mis en abîme dans la mise en scène de l’exposition qui ne cherche pas à cloisonner la production des artistes dans des espaces attitrés, mais plutôt à proposer une circulation non linéaire, des cheminements entre leurs œuvres. Ainsi le visiteur peut à son tour déambuler, "errer" librement d’un fragment de paysage à un autre jusqu’à se perdre.

Pour témoigner de leurs errances respectives Lucie Bayens, Laurent Cerciat, Löetitia Léo et Patrick Polidano procèdent au cours de leurs déambulations à des prélèvements sous différentes formes.

1 Le terme lisière à plusieurs acceptions. Il se réfère en premier lieu à la couture. La lisière est l’étroite bande qui forme le bord d’un morceau de tissu et qui correspond à la partie reliée aux machines pour le tissage. C’est également une technique d’assemblage d’étoffes de bord à bord. Au pluriel, il désigne une étroite bande de tissu confectionnée de chutes d’étoffes et de cordons que l’on attachait autrefois par derrière aux vêtements des enfants. Par extension, le mot désigne la bordure d’un terrain, d’une région, d’un élément du paysage comme la forêt.

Les récoltes

Les artistes utilisent dans leur processus d’élaboration les éléments naturels ou artificiels qu’ils découvrent au long de leur parcours. Ils déterrent, ramassent, prennent des empreintes ou capturent avec l’appareil photographique des stigmates immatérielles. Ainsi ils collectent des parties inaccessibles des paysages qu’ils prospectent. Là encore le hasard joue un rôle important dans ces découvertes. Dans un deuxième temps, ces récoltes deviennent les matériaux de bases de leur œuvres à travers différentes manipulations. Parfois ils les classent, les répertorient, les reproduisent fidèlement dans un esprit quasi scientifique. D’autres fois, ils superposent ou déforment leurs images. Enfin, ils peuvent les assembler, les monter entre eux tels des sculptures surréalistes ou sous forme d’ installations minimalistes.

Ces récoltes sont autant de regards portés sur l’environnement et incarnent une mémoire des lieux. Dans son œuvre intitulée Garonne, Lucie Bayens tisse des filets alimentaires en plastique rouge qu’elle tresse et enroule bout à bout. Elle dessine ainsi le tracé de la Garonne et nous parlent métaphoriquement de la dérive des déchets. Les collections de minerais et de roches de Patrick Polidano nous racontent l’histoire des sols et l’exploitation de leurs ressources. Laurent Cerciat réalise de faux végétaux en plastique dans une mimesis parfaite allant jusqu’à les confondre avec leurs originaux. Mêlant l’art du trompe-l’œil et l’exactitude de la botanique, il interroge l’avenir du végétal dans notre société, une reproduction fidèle mais inerte.

A travers ces multiples récoltes et leurs détournements, les pratiques de Lucie Bayens, Laurent Cerciat, Löetitia Léo et Patrick Polidano mettent en œuvre une esthétique du fragment.

 

L’esthétique du fragment

Comment exprimer de nos jours la complexité et la richesse du vivant ? Quelle représentation contemporaine du paysage proposer ? L’art est toujours en quête de renouveau et chaque époque formule ses propres pensées esthétiques. A la fin du XIXe siècle par exemple, les impressionnistes s’affranchissent de la peinture d’atelier en se confrontant directement aux éléments naturels et aux variations infinies de la lumière. Au XXe siècle, nombres de mouvements développent une perception protéiforme du réel, mixent techniques et matériaux nouveaux avec des savoirs-faire traditionnels. Ils inventent d’autres procédés artistiques: jeux de collages (cf. Dada), récupérations d’objets (cf. Duchamps, Les nouveaux réalistes), montages photographiques (cf. Les surréalistes comme Man Ray), actions en extérieur (cf. le Land art).

A l’orée du XXIe siècle, Lucie Bayens, Laurent Cerciat, Löetitia Léo et Patrick Polidano s’inscrivent dans cette continuité artistique qui rend les frontières poreuses et prône la polysémie.

Dans leurs réalisations, l’esthétique du fragment se retrouve  parmi la multitude des éléments hétéroclites qu’ils récupèrent comme dans les "sculptures objets" de Lucie Bayens ou se côtoient mues d’insectes, capsules de bières usagées et bois peints découpés, sabot de cheval et nids d’oiseau.

Cet art du fragment s’exprime aussi dans les jeux de cadrages des photographies qui reconstituent des images toujours parcellaires. Ainsi Patrick Polidano saisit des paysages en photographiant uniquement leurs reflets dans le miroir déformant des eaux.
Dans les friches industrielles de Löetitia Léo, la superposition de plusieurs prises de vues sur un même négatif fait apparaître et disparaître des pans entiers de paysages. L’unité du lieu est rompue, l’image qui en résulte est comme diffractée.

 

 

D’autres fois encore la notion de fragment s’inscrit dans les ruptures d’échelles comme dans Les Rêveurs de Laurent Cerciat. Les "pierres paysages" de l’artiste arborent des étendues miniatures. Véritables îles suspendues, elles sont élaborées à partir de vestiges de roches et de mousse pour le sol, de racines de plantes pour les arbres.

L’usage du fragment permet aux artistes de reformuler le monde qui les entoure, d’en exprimer les transformations permanentes et de faire surgir des "espaces autres".

 Des espaces autres

Lors d’une conférence en 1967, le philosophe Michel Foucault présente le concept "d’espaces autres" ou hétérotopie (du grec topos : lieu et hétéro : autre). Il y définit l’hétérotopie comme une localisation physique de l’utopie. Ce sont des espaces concrets qui hébergent l'imaginaire, comme une cabane d'enfant ou un théâtre. Il précise également dans sa pensée que l'hétérotopie à le pouvoir de juxtaposer en un seul lieu plusieurs espaces pourtant incompatibles dans l'espace réel. Ces lieux autres permettent une rupture avec le temps réel.

Autrement dit, l'hétérotopie atteint son plein potentiel lorsque les hommes qui la font naître rompent avec la chronologie traditionnelle.

Dans leurs travaux respectifs Lucie Bayens, Laurent Cerciat, Löetitia Léo et Patrick Polidano décalent les repères. Leurs regards se posent sur "l’insignifiant", ce que nos sociétés considèrent indigne d’intérêt : l’infiniment petit, la dépouille, la mauvaise herbe, le déchet. Pourtant en faisant œuvre avec ces éléments "déclassés", les quatre artistes transfigurent notre rapport au réel. En réunissant sur un même support et dans un même lieu des temps d’actions différents (la pérégrination, la récolte, la réalisation, l’installation), ils nous proposent une hétérotopie, c’est à dire un espace où s’incarnent et cohabitent des mémoires multiples, un passage pour l’imaginaire.

Leurs œuvres en jouant avec le fragmentaire nous amènent à la lisière d’autres possibles.

 

 

Au vu des chapitres précédents, se dessine un autre concept commun : la notion de durée. En effet, bien plus que l’illustration littérale du temps qui passe, leurs réalisations mettent en scène leurs expériences personnelles de la durée et nous invite par ricochet à faire de même.

L’expérience de la durée

Cette expérience de la durée s’exprime tout d’abord dans les différents temps d’actions évoqués plus haut comme le début et la fin d’une marche, la réitération d’un parcours opéré sur plusieurs semaines. Lors de ses prises de vues, Löetitia Léo revient sur ses pas, rembobine la pellicule de son appareil pour y déposer ultérieurement de nouvelles captures de paysages. Patrick Polidano photographie les phénomènes météorologiques comme la formation du gel sur les herbes et les flaques d’eau.

La durée s’inscrit aussi dans l’altération des éléments récoltés, comme les os d’un animal incarnent sa mort et le temps de sa décomposition chez Lucie Bayens.

Chez Laurent Cerciat, la durée rejoint l’expérience d’un temps infini dans lequel le cycle du vivant est perpétuel. Les personnages qui habitent les îles de l’artiste forment un tout indissociable du paysage.

 

 

 

Cette notion de durée qui imprègne les travaux exposés prend toute sa force au regard du penseur Henri Bergson. « En effet, Bergson désigne la durée comme un changement perpétuel, un passage et non comme une succession d’états différents. Ainsi les faits se déroulant dans le présent vont s’emboîter, fusionner avec les éléments du passé et non pas s’additionner. L’auteur de Matière et Mémoire développe une philosophie de l’intuition et modifie ainsi le rapport qu’entretiennent les hommes avec le savoir. L’expérience du temps ne peut se faire que par l’intuition, seule capable de réellement saisir le mouvement qui lui est inhérent. Pour appuyer son point de vue, Bergson évoque l’éventualité d’un malin génie ayant la faculté « d’accélérer énormément, et même infiniment le temps ».  N’avons nous pas tous déjà éprouvé intimement cette sensation de durée relative? Le vécu d’un même temps écoulé ne diffère-t-il pas en fonction de l’intensité ou de l’intérêt des actions que nous menons ?

Ainsi nos artistes seraient de malins génies capables de distordre le temps et les espaces pour nous emmener au bord d’un ailleurs. Mais au delà de ce pouvoir, ils font ressurgir les liens entre notre condition et le vivant, entre l’homme et la nature. Ils rejoignent alors la pensée profonde du philosophe: « la mouvance du vivant est l’expression pure du temps ». L’être organique tel que l’arbre contient en lui-même la durée, c’est-à-dire que ses évolutions (naissance, croissance…) sont l’incarnation du temps, contrairement au simple mouvement d’une aiguille.

Les œuvres de Lucie Bayens, Laurent Cerciat, Löetitia Léo et Patrick Polidano s’ouvrent à nous comme des métamorphoses, portant en elles une vision poétique du monde.

 Une mythologie poétique

Le paysage, comme tout élément appartenant à la nature, implique la notion de mythes. Ces mythes sont nombreux et puissants. Ils sont présents dans pratiquement toutes les cultures : le mythe de la forêt vierge, de l'île déserte, de la source enchantée, des marécages maléfiques, du jardin d'Éden…

Des codes précis ont toujours accompagné la figuration des paysages (fresques sacrées d’Égypte aux perspectives frontales ou décorations luxueuses soucieuses de réalisme des villas romaines antiques).

Dans l’histoire de l’art occidentale, le paysage est un espace particulier qui a connu de nombreuses fluctuations liées à l’évolution de la conception du monde. Pendant longtemps le paysage reste un élément assujetti aux actions humaines ou divines. Il devient un sujet pictural à part entière autour du XVe siècle (cf. Dürer, Girogione) avec l’avènement de la Renaissance.
Qu’il soit symbolique, religieux ou réaliste, le paysage est un théâtre où s’inscrit l’histoire des hommes.

Les réalisations présentes dans l’exposition recèlent une force poétique et mythologique.
Chez Lucie Bayens, certains assemblages dialoguent avec une forme rituélique animiste. Elle réinvestit, de manière ludique, le concept du totem. Dans son œuvre Sabotage, elle unit un sabot de cheval, des noix de coco, un pinceau, des nids, de l’argile, des racines et une aile d’oiseau. Lucie Bayens élabore "une esthétique de la charogne" (dixit l’artiste) où les restes d’animaux deviennent une matière brute et magique, une ode au vivant, un poème primitif.

Pénélope des temps moderne, elle brode aussi à l’aide de cheveux colorés des cartes maritimes sur la trame d’un coton blanc immaculé reformulant sans cesse la fragilité de nos liens. De ces montages naît une grammaire poétique, un langage à la lisère du sauvage et du domestique.

 

Laurent Cerciat convoque un monde miniature où les fragments de paysages représentent un espace idyllique, un "locus amoneus" : un lieu méditatif où l’homme est en harmonie avec son environnement. Il se dégage de ses Îlots une réflexion philosophique que l’on retrouve chez de grands peintres classiques comme Nicolas poussin ou Albrecht Dürer qui interrogent la place de l’homme au sein de la nature. Chaque îlot est singulier. Le regard s’y perd dans une multitude de particularités : les anfractuosités de la roche et leurs veines colorées, la mousse qui recouvre le sol. Tout est propice à la contemplation et s’anime dans une poésie du détail. D’autre fois, Laurent Cerciat se place à la lisière du faux-semblant et déjoue notre perception avec ses Adventices en trompe-l’œil. C’est l’éternel mythe de la mimesis et de la Vanité.

 

 

Löetitia Léo développe un espace onirique où l’aléatoire laisse apparaître des images troublantes comme une traversée du miroir. Ses paysages fantômes rappellent l’esthétique des "photographies spirit" de la fin du XVIIIe siècle qui par surimpression du négatif tentaient de donner corps aux êtres invisibles présents autours de nous. Ce procédé sera repris notamment par les surréalistes.

Les clichés de Löetitia Léo sont éminemment picturaux. Ils nous renvoient à l’art du paysage de la peinture flamande et italienne du XVIIe siècle avec ses teintes délicates, les fondus enchaînés d’un plan à un autre, les branchages flous et légers des arbres, le reflet d’airain des eaux.

Une lumière diaphane nimbe les ruines des friches industrielles qu’elle photographie. De ces "vedutte" contemporaines naît une atmosphère irréelle, une poésie du surgissement.

 

 

Dans certains clichés de Patrick Polidano, le regard n’est possible que de manière indirecte, comme si l’essence du monde demeurait impalpable, uniquement perceptible à travers le reflet immatériel des choses. Dans Iris, la capture du reflet aquatique révèle une image virtuelle de la réalité, à laquelle s’ajoutent les matières végétales sous-jacentes et l’ombre projetée du corps de l’artiste. 

 

On pense alors au mythe de Thésée qui déjoua le pouvoir de pétrification de la Gorgone Méduse grâce à son bouclier-miroir.

Mise en abîme hypnotique, il module aussi les contours de ces clichés qui, tels des kaléidoscopes reflètent une multiplicité d’illusions, dessinent une poésie de l’insaisissable.

Dans d’autres clichés, il nous entraîne dans le vertige de l’infiniment petit. Développées en très grands formats sur des supports lisses et brillants, ces visions nous happent et ouvrent successivement telles des poupées gigognes des mondes infinis.

Épilogue

Lucie Bayens, Laurent Cerciat, Löetitia Léo et Patrick Polidano nous aident à porter un regard conscient sur nos liens avec la nature et sur l’impact de nos actions sur notre milieu. Sans prôner de vertus moralisatrices, ils replacent chacun de nous au cœur du vivant. Les paysages qu’ils arpentent prennent racines sur des territoires que nous côtoyons et qu’ils nous font pourtant redécouvrir : les bords de Garonne, les friches industrielles du site de l'ancienne cimenterie Poliet et Chausson (l’actuel Parc de l'Ermitage de Lormont), les bords de mer de la Gironde, les parcs et les espaces périurbains de la Métropole...

L’exposition Lisières rend visible ce qui n’apparaît plus dans le champs de pensée de notre société. C’est un éveil, une alerte écologique bienveillante, mais aussi un retour à l’émerveillement devant la force poétique du cycle de la vie, la nécessité d’être présent ici et maintenant.

Biographies des artistes

Difficile d’évoquer la totalité et la richesse des quatre artistes ici présents. Mais vous pourrez en apprendre un peu plus sur leurs parcours dans les biographies suivantes.

 

Lucie Bayens

Les œuvres singulières de Lucie Bayens, chercheuse téméraire aux influences transhistoriques nous renvoient autant à l’arte povera, et notamment Penone qu’à l’utilisation de techniques ornementales issues des arts premiers. Le lien à histoire de l’art est présent mais au même titre que la science, l’anthropologie ou la littérature. Lévi-Strauss a défini le problème de l’humanisme dans le fait qu’à force de séparer l’homme de la nature sauvage – maîtrise du feu, puis du végétal par l’agriculture, l’animal avec l’élevage –, on finit par exclure et séparer… Tous les gestes de Lucie Bayens tendent à lier, assembler, à provoquer l’altérité, à réconcilier l’homme comme faisant partie d’un tout. » in Au bout des continents, des rives avec Lucie Bayens de Valérie Champigny, mai 2014, à l’occasion de l’exposition personnelle de l’artiste : Lundi où la vie sauvage.

PARCOURS

Artiste Plasticienne, née le 18 novembre 1979 à Bordeaux.
Cursus : 2004, Niveau Diplôme National d’Expression Plastique, EBABX.
2001, Diplôme National d’Arts Plastiques, EBABX.
1998, BAC L3 au lycée Le Mirail, option art & littérature.
Bourse : 2013, Obtention de l’aide à l’installation d’atelier de la DRAC Aquitaine.

EXPOSITIONS PERSONNELLES

  • 2018 – « Perdre refuge » commissaire et artiste avec ZAAD à Sortie 13, Pessac.
  • 2017 – «Demi soupir» Boustrophédon à La Machine à Musique Lignerolles, Bordeaux, France.
  • 2016 – « Tout doit disparaître » Bibliothèque municipale Flora Tristan, Bordeaux, France.
  • 2015 – « C’est quoi dégueulasse » atelier de l’artiste Chantal Russell Le Roux, Bordeaux.
  • 2015 – « La marge au centre » ZAAD, Bordeaux, France.
  • 2014 – « Lundi ou la vie sauvage » La Laiterie, Bordeaux, France.
  • 2012 – « Madeleine à bosse » galerie Arteko, Donostia, Espagne.
  • 2012 – « La trouée » Sous la tente, Bordeaux, France.

EXPOSITIONS COLLECTIVES

  • 2018 – « Prismes » Galerie Bolide, Bordeaux.
  • 2018 – « Zone en Déplacement » association ZAAD, salle Mably, Bordeaux.
  • 2018 – « Le jardin du fond du parking » Agence Créative, Bordeaux.
  • 2018 – « La vie interfaciale » Métavilla, Bordeaux.
  • 2018 – « Chiennes Célestes » Rezdechaussée, Bordeaux, France.
  • 2017 – « 3M 3P 3F » Boustrophédon à La Machine à Musique Lignerolles, Bordeaux, France.
  • 2017 – « Le plan de Monsieur Lem » Archives de Bordeaux Métropole, France. Catalogue en 60 exemplaires numérotés
  • 2016 – « Visions urbaines » Sortie 13, Pessac, France.
  • 2016 – « Rapprochement » Parcours de Land Art, village de Lys dans le Béarn, France.
  • 2016 – « Cachet de la poste faisant foi » à la Villa Mallet-Stevens, Paris, France.
  • 2016 – « A force de graver » Forum des Arts de Talence, France.
  • 2015 – « Sans-titre 1 » Didam, Bayonne, France.
  • 2015 – « Optogramme » la Laiterie, Bordeaux, France.
  • 2015 – « Flux », « Influx » & « RIF » Galerie Ella Dune, Arcachon, France.
  • 2014 – « présents » Rezdechaussée, Bordeaux, France.
  • 2013 – « IL FAUT VIVRE » Chapelle St Loup, St Loubès, France.
  • 2012 –  Symposium International d’Intégration en Milieu Naturel, Sites en Ligne, Silly, Belgique.
  • 2011 – « STILL LIFE » Espace 29, Bordeaux, France.
  • 2011 – « Emulsionne-moi » Projet Art & Science au CNRS et à Cap Sciences, Bordeaux, France.

MÉDIATION CULTURELLE

Production d’œuvres collaboratives et collectives avec le jeune public.

 

  • 2016 – Interventions dans des écoles de la ville de Cenon avec l’association Les Francas.
  • 2014, 2015, 2016 – Interventions à l’USJ de Bordeaux.
  • 2014, 2015 – Interventions à l’école primaire E.Herriot à Pessac.
  • 2012 – « Papa Alose Mambô » ateliers Bô au CAPC musée d’art contemporain de la ville de Bordeaux.

LIENS

Laurent Cerciat

Le travail de Laurent Cerciat tente de questionner notre rapport à la nature, à travers une référence fréquente à l’histoire des jardins et des paysages. De libres déambulations dans l’espace urbain ou rural sont l’occasion de porter un regard nouveau sur l’environnement ordinaire, et une attention particulière à certains détails comme la flore spontanée, par une approche à la fois botanique et esthétique. En résultent des séries photographiques, des sculptures, des installations éphémères, ou encore des jardins artistiques, évoquant le monde végétal ou le mettant en scène, et invitant le spectateur à expérimenter à son tour des cheminements physiques, visuels ou imaginaires.

PARCOURS

Né le 30 juin 1972 à Saint-Gaudens (Haute-Garonne),vit et travaille à Bordeaux.
Diplômé de l’École des Beaux-Arts de Bordeaux.

Cofondateur et coresponsable du Lieu d’art À suivre… (production et diffusion d’art
contemporain) ouvert à Bordeaux de 2004 à 2011.

Membre du collectif d’artistes Vous êtes ici (1999/2009), du groupe d’artistes Cum Mensa (2015), de groupes vocaux dont Stella Montis (2016).

Expose individuellement ou en groupe, dans divers lieux institutionnels ou alternatifs (CAPC Musée d’art contemporain Bordeaux, le CentQuatre Paris, Chiyufuku Art Space Kurume, Musée d’Aquitaine, Lieu d’art À suivre Bordeaux, Jardins partagés Paris, Jardin botanique Bordeaux, Maison écocitoyenne, Chapelle du Prieuré Saint-Loubès, Médiathèque Blanquefort, Minoterie Mont de Marsan, divers sites naturels, patrimoniaux ou atypiques...).

EXPOSITIONS PERSONNELLES

  • 2018 – Paysâges 2, nature urbaine, Jardin botanique de Bordeaux.
  • 2016 – Le vrai du faux, avec Flora Stich et The desk art contemporain, Jardin botanique de Bordeaux,Talence, Bassens.
  • 2016 – Épures, Les Colonnes, Médiathèque Assia Djebar, Blanquefort.
  • 2016 – Adventices, Galerie Tinbox, Bordeaux.
  • 2015 – Levée de dormance, galerie N'a qu'un oeil, Bordeaux.
  • 2015 – Saga, avec l’Artothèque Mutuum et Clisthène, Bibliothèque du Grand Parc, Bordeaux.
  • 2013 – L’arbre imaginaire, Écosite du Bourgailh, Pessac.
  • 2013 – La troisième forêt, CDDP des Landes, Mont de Marsan.
  • 2012 – Fragments de paysage, centres culturels de Biganos et Uzeste, (avec la Médiathèque départementale et le Parc naturel régional des Landes de Gascogne).
  • 2010 – Les pierres rouges, résidence d’artiste Mutations d’Office, Mont de Marsan.
  • 2010 – exposition à la Minoterie
  • 2009 – Calme et arboré, Château de Pujols sur Dordogne, (Nouaison Résidence d’Artistes).
  • 2009 – Hortus incertum II, la Winery-Philippe Raoux, Arsac en Médoc.
  • 2009 – Vaine pâture, Médiathèque Assia Djebar, Blanquefort.
  • 2008 – Grandeur nature (Artistes et Patrimoine), Château de Pujols sur Dordogne.
  • 2008 – Hortus incertum, Lieu d’art À suivre… Bordeaux.
  • 2007 – Labyrinthe, Pessac Romainville.

EXPOSITIONS COLLECTIVES

Les plus récentes parmi de nombreuses monstrations.

  • 2018 – Paradis (avec Denis Cointe), Vieille Église saint-Vincent, Mérignac.
  • 2018 – Diffractis au jardin, Bordeaux.
  • 2017 – Propagules, avec Jeanne Tzaut et l'artothèque les arts aux murs de Pessac, parcours dans Sainte-Foy La Grande.
  • 2016 – Table 1, groupe Cum Mensa, médiathèque du Grand Parc, Bordeaux, juillet à août
  • 2016 – En traversant le paysage, Chapelle Saint-Loup, Prieuré de Saint-Loubès.
  • 2015 – Cheminements, avec l’Artothèque départementale et la DSDEN, Centre culturel Maurice Druon,Coutras.
  • 2015 – Diffractis au jardin, Bordeaux.
  • 2014 – Jardins, Centre François Mauriac de Malagar, Saint-Maixant.
  • 2014 – Vignes à la carte, Archives départementales de la Gironde.
  • 2013 – Arpenteurs, avec Patrick Polidano, Chapelle Saint-Loup, Prieuré de Saint-Loubès.
  • 2013 – Jardins sauvages, (artothèque départementale/ ligue de l’enseignement), bibliothèques de Pauillac, Saint-Estèphe et Vertheuil, CLSH de Saint-Sauveur.

CRÉATIONS DE JARDINS ARTISTIQUES

  • 2015-2018  – Le jardin du Barail (avec Denis Cointe, Fabrice Frigout, Laure Carrier), Mérignac.
  • 2017 – Le jardin divers (avec Agnès Torrès) , Lycée Condorcet, Bordeaux.
  • 2013 – Dedans/dehors, M.E.C.S. Le Home de Mazères.
  • 2004 – Le jardin palindrome, lycée du Mirail, Bordeaux.

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Löetitia Léo

Löetitia Léo arpente "l’envers" des territoires. Par le moyen de la photographie argentique, elle réalise au fil du temps et de ses pérégrinations des surimpressions en rembobinant la pellicule. Ce procédé est intimement lié à la chimie d’une surface mnésique et sensible. Cette surface mnésique favorise la perméabilité de différents espaces-temps tout en laissant la part belle à l’imprévisible.

Les points de vue vacillent et interrogent nos représentations de l’existant. Ses paysages intermédiaires et mouvants, témoignent avec poésie de ces zones naturelles de déprise (espaces en friches, quartiers en reconstruction) qui sont promises à disparaître à la faveur de projets d’aménagements. L'oubli devient également un espace de projection possible pour une nouvelle mémoire. La surimpression, permet de ressentir peu à peu une épaisseur, une densité au pouvoir fantasmatique et onirique. Son travail se réfère à la valeur symbolique des éléments comme l’étudia si bien Gaston Bachelard (cf. L’eau et les rêves, L’air et les songes, La psychanalyse du feu).

PARCOURS

Née en 1969, elle Vit et travaille à Bordeaux depuis 2005.

Après l'obtention en 1993 du diplôme supérieur d'Arts Appliqués "Art et Impression Textile" à l'ESAA Duperré à Paris, Löetitia Léo a exercé le métier de Créatrice Textile pendant 14 ans pour les secteurs maison et prêt à porter. Parallèlement, elle est intervenue dans différentes associations œuvrant dans le secteur social .

En 2008, elle s'engage dans une reconversion professionnelle pour travailler avec des personnes en difficulté. Elle travaille depuis 2010 dans une institution (IRSA) accueillant des enfants déficients auditifs avec handicaps associés à Bordeaux.

Elle développe un travail photographique et plastique personnel depuis 2008.

EXPOSITIONS PERSONNELLES

  • 2018 – "Le merle blanc" photographies et Proposition-création littéraire de Derek Munn, Boustrophédon, Machine à musique Lignerolles, Bordeaux.
  • 2018  – "Paysages ...et Figures" à l’Atelier parenthèse, Bordeaux.
  • 2017 – "Par l'Ermitage", Sous la tente,lieu indépendant, rue Bouquière, Bordeaux.
  • Mai à Juillet 2016, Résidence de trois mois au Château Garros (Langon 33) à l'initiative de MUTUUM Artothèque. "Sur les pas..." en Sud Gironde.
  • 2015 – sur l'invitation de l'association DIFFRACTIS à Bordeaux, Exposition «La Crue des Songes » aux côtés des artistes Agnès Torrès, Pierre Touron, Christine Duboz.
  • 2015 – sur invitation de Christophe Massé, artiste et passeur à Sous la tente, 28 rue Bouquière, Bordeaux.

 EXPOSITIONS COLLECTIVES

  • 2017 – "3f-3m-3p"à l'initiative de Christophe Massé, au Boustrophédon, La Machine à musique Lignerolles, Bordeaux.
  • 2016 – Participation aux "Mercredis Photographiques" par association Cdanslaboite, Bordeaux. Exposition avec 3 photographes (Jean Christian Cottu, Alain Vergnes, Seewon Jung).
  • 2015 – «La Crue des Songes », association Diffractis, Bordeaux, aux côtés d’ Agnès Torrès, Pierre Touron et Christine Duboz .

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Patrick Polidano

« La quête artistique que Patrick Polidano poursuit avec passion et détermination explore, à travers différentes formes, médiums et outils, la fragilité et la fugacité de notre perception humaine. Ses recherches plastiques puisent leur source dans la nature et les éléments qui la constituent, tels que l’eau, la lave et l’air, éléments premiers de l’univers qui nous entoure. D'une manière générale Patrick Polidano focalise son propos sur les milieux aquatiques (marécages, bords côtiers ou les lagunes) » (Maryse Cruzel Laruscade juin 2009).

C’est au cours d’explorations pédestres qu’il photographie ces espaces désertés, parfois hostiles et pourtant riches de la diversité du vivant. L’image devient alors iris/monde par le biais d’un objectif « fish eye ». Des matériaux collectés forment eux aussi de nouveaux territoires qui témoignent d’une métamorphose: leur passage d’un temps géologique à un champs poétique.

PARCOURS

Né en 1965 à Colombes, vit et travaille à Bordeaux. Plasticien, diplômé de l’École d’Enseignement Supérieur des Beaux-Arts de Bordeaux, il partage ses observations et ses interrogations sur les mystères de la nature et de sa formation à partir des espaces qu’il parcourt. Il ouvre notre champ de perception, grâce à des dispositifs d’installation et le médium photographique, sur une nouvelle dimension propre à la beauté éphémère de la nature. (Valérie Champigny, catalogue Ressources, Mutuum, 2014).

    EXPOSITIONS ET RÉSIDENCES

    • 2018 – McDéfi, exposition collective Maison des parents Ronald McDonald, Bordeaux.
    • 2017
      – Prix Moulin à Nef, résidence d’artistes VCCA, Virginie, USA.
      – Quelle est votre nature, exposition collective Centre Culturel François Mauriac, Bouliac.
    • 2016 
      – Territoires, exposition Conseil départemental de la Gironde.
      – Territoires, exposition, Malagar, Centre François Mauriac, Saint-Maixant.
    • 2015
      – L’art dans la ville, exposition collective salle capitulaire cour Mably, Bordeaux.
      – Cathédrale, vidéo réalisée et projetée pour l’exposition « Vécinos », Hangar en bois, Bordeaux.
    • 2014
      – Sculptures en Correspondances, exposition mairie de Guîtres.
      – Sources, exposition médiathèque de Morcenx.
      – Au fil de l’eau, exposition île de Raymond, Paillet.
      – Exposition collective, commission d’achat médiathèque de Beychac-et-Cailleau.
    • 2013
      – Sculptures en Correspondances, exposition mairie de Lège-Cap-Ferret.
      – Arpenteurs, exposition avec Laurent Cerciat, Chapelle Saint-Loup, Saint-Loubès.
      – Sources, résidence d’artistes « Mutuum », Campagne.
    • 2012
      – Flatworld, exposition appartement galerie Interface, Dijon.
      – Nébula, projet Biennale de Venise 2013, partenariat galerie Primo Piano, Lecce, Italie.
      – L’art du fragment, exposition collective La Vieille Église Saint-Vincent, Mérignac.
      – Bons Baisers du Forum, exposition collective Forum des Arts et de la Culture, Talence.
    • 2011
      – Klaus 09/10, exposition Journée Européennes du Patrimoine, Lacanau.
      – Klaus 09/10, exposition Pavillon de Marquèze, Sabres.
      – X Panded, festival vidéo éditions N’a qu’1 œil, Bordeaux.
      – Language is a Virus, exposition internationale d’art vidéo, galerie Primo Piano, Lecce, Italie.
    • 2010
      – Autoportrait, exposition collective Centre culturel, Lacanau.
      – Klaus 09/10, résidence d’artistes « Écritures de lumière », Sabres.
    • 2009 – Végétalis, exposition collective galerie François Mitterrand, Saint-Seurin-sur-l’Isle.
    • 2008 – Artiste et Patrimoine, exposition Journées Européenne du Patrimoine, Église Saint-Martin,
      – Flaujagues, Église Saint-Vincent, Pessac- sur-Dordogne.
      – Nébuleuses, exposition avec Jean-Marie Baudon, lieu d’art à suivre…, Bordeaux.

    PROJETS PUBLICS

    • 2011 – Projet 1% artistique « Flash Codex » et « Nuage Flash », Archives Départementales de la Gironde.
    • 2006 – Réalisation au Conseil Régional d’Aquitaine de l’installation « Swim in my pool » avec l’agence Audouin-Lefeuvre architectes.
    • 2002 – Projet 1% artistique « Flèche de Feuilles », collège Francisco Goya, Bordeaux.
    • 1999 – Projet aéroport de Cayenne Rochambeau avec l’atelier provisoire architectes, Bordeaux.
    • 1997 – Réalisation de l’installation « Incidence Maritime », 1% artistique collège Marcellin Berthelot, Bègles.

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    Bibliographie et sites internet

    Les ouvrages présentés sont disponibles au sein de la Médiathèque.

    Secteur jeunesse

    Les imagiers P’tit land art pour les tout-petits : Apprendre à reconnaître les fruits, les feuilles des arbres… fabriquer avec des œuvres éphémères et ludiques. Plein d’idées à découvrir et à reprendre.

    • Automne, Marc Pouyet (photographies), Ed. Petite plume de carotte, 2015.
    • Hiver, Marc Pouyet (photographies), Ed. Petite plume de carotte, 2015.
    • Été, Marc Pouyet (photographies), Ed. Petite plume de carotte, 2015.
    Cycle 1 et 2

    Dans la collection « Ani’mots », les Éditions Belize proposent 4 livres réalisés par Anne-Laure Witschger. Tout un bestiaire de biens curieux animaux réalisés à partir d’éléments de la nature récoltés au fil des saisons et des lieux. Des images si expressives qu’elles semblent vivantes, si poétiques qu’elles éveillent notre imagination.

    • Les animaux de la forêt, Anne-laure Witschger, coll Ani’mots, Ed Belize, 2011.
    • Les animaux de la neige, Anne-laure Witschger, coll Ani’mots, Ed Belize, 2010.
    • Les animaux des champs, Anne-laure Witschger, coll Ani’mots, Ed Belize, 2011.
    • Les animaux de la nuit, Anne-laure Witschger, coll Ani’mots, Ed Belize, 2013.

    Livres ateliers créatifs

    CP
    • Pierre, feuille pinceau, 30 activités nature, Daniella, Ed Rustika, 2016 : Au fil des saisons, sensibilisez les enfants à l’environnement avec amusement. Couronne de fleurs, masques de feuilles, dominos de cailloux….
    Cycle 3
    • Mon jardin d’artiste, musique, couleur et sculpture avec les plantes, Véronique Barrau et Nathalie Dento, Ed plume de carotte, 2008.
    Cycle 3 et collèges
    • Joueurs de nature, 45 jeux traditionnels en land art, Marc Pouyet, Ed. plume de carottes, 2010 : Une approche technique et ludique des procédés du land art, des expériences à vivre en plein air, des jeux éphémères qui sont à partager.

    Histoire de l’art

    Cycle 3 et collèges

     

    • Les jardins, collection mémoire de photographes, dirigée par Georges Herscher, Ed La Martinière, 2001 : Jardins intimistes, à la lisière des villes, les jardins invitent l’homme à renouer avec les éléments naturels. Un recueil de clichés de photographes allant du 19ème au 20ème siècle. A première vue immobiles, les photos des jardins sont quand on sait les regarder de plus près, de subtiles hommages au mouvement, celui qu’on ne voit pas toujours à moins d’être photographe.
    • Land art, Floriane Herrero, Ambre Viaud, Ed palette, 2012 : On ne présente plus la fameuse maison d’édition d’arts pour la jeunesse. Un ouvrage riche, qui montre et explique les fondements et les questionnements posés par les land artistes : de la conquête des espaces extérieurs, aux matériaux de la nature, sans oublier l’homme face au vivant et l’éveil d’une conscience écologique. L’occasion de mieux appréhender se mouvement et de le situer dans le vaste champs de l’histoire de l’art.

    Documentaire

    • La ville et la nature, Michel da Costa Gonçalves et Geoffrey Galand, Ed Autrement, coll junior,série ville, 2005 : Un ouvrage qui abordent les problématiques et les enjeux écologiques de la nature dans les villes. Des CM au dernières classes de collège.

    Secteur adultes

    Essais

    • Le paysage, Thierrry Paquot, Ed La découverte, coll repères, 2016 : Une approche sociologique du paysage. Issu du vocabulaire des peintres, le mot « paysage » a progressivement conquis d’autres domaines et acquis d’autres sens selon les disciplines. Simultanément, il s’émancipe du seul regard pour devenir polysensoriel entre « environnement » et « nature ».
    • Terre urbaine, cinq défis pour le devenir urbain de la planète, Thierry Paquot, Ed. la découverte, 2016.
    • L’espace public, Thierry Paquot, Ed. la découverte, coll repères, 2015 : Une approche socio-politique. Au singulier, l’espace public désigne la sphère du débat politique, la publicité des opinions privées. Au pluriel, les espaces publiques correspondent au réseau viaire, rues et boulevards, places et parvis, parcs et jardins.

    Histoire de l’art

    • Land art, Gilles A. Tiberghien, Ed. la découverte, réédité en 2012 :  Un livre référence qui expose les enjeux particuliers posés par le land art. Pour mieux comprendre ce que produisent des artistes plus jeunes aujourd’hui qui peuvent s’intéresser au travail de leurs aînés sans prétendre faire eux aussi du Land Art.
    • L’artiste contemporain et la nature, parcs et paysages européens, avec la collaboration de Mickey Broekaert, Ed. Hazan, coll. Garraud, 2007.
    • La fabrique photographique des paysages, Monique Sicard, Aurel Crasson,  Hermann Éditions, 2017 : La parole est donnée aux auteurs photographes de l’ultra-contemporain. Seize d’entre eux, parmi les plus singuliers, ont été interrogé. Ils nous présentent la raison de leurs images.
    • L’art du paysage, Keneth Clark, Arléa Éditions, 2015 : Un parcours dans l’histoire de l’art mené par un spécialiste érudit.

    Essais

    • L'invention du paysage, Anne Cauquelin, Ed. PUF, 2013.

    Quelques références internet

    Bien entendu, en premiers lieux citons les sites respectifs des artistes présents, riches en informations que vous pouvez consulter:

    Histoire de l’art

        • www.perezartsplastiques.com  – Rubrique le paysage dans l’art.
        • www.landart.fr

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