Église Saint-Esprit

Cette page, accessible par un QR-Code in situ, a été créée par les Amis du Vieux Lormont afin de permettre au promeneur d'obtenir des informations sur l'histoire patrimoniale du site visité.

Inscrite aux Monuments historiques depuis 2000, l’église paroissiale de Carriet fut édifiée entre 1964 et 1966 sous les directives de l’atelier d’architecture Salier-Lajus-Sadirac. Ce sanctuaire a été construit sur un terrain offert par Jean et Yvonne Musq (M. Louit, propriétaire du manoir des Alloys est leur gendre). Le bâtiment, postérieur à la loi de 1905 portant sur la séparation de l’Église et de l’État, appartient au diocèse. Cette construction a pu être réalisée grâce à l’engagement d’une équipe de prêtres-ouvriers actifs dans cette nouvelle paroisse. Entre autres le père Landry. Le choix des architectes traduit la rencontre de deux mouvements : le « mouvement moderne » de l’architecture et le puissant mouvement de renouvellement et d’aggiornamento de l’Eglise catholique initié par le concile Vatican II (sous le pontificat de Jean XXIII).

La majeure partie de l’édifice est réalisée en béton, notamment la toiture de 400 m², véritable prouesse technique qui restera longtemps une référence en architecture. L’église ne se distingue pas par les hauteurs de ses flèches ni par la magnificence de ses façades. Du parvis, où il occupe une remarquable position de belvédère, le bâtiment apparaît bas, comme une grosse barre posée devant un vaste horizon. Seules la croix et la colombe, dressées haut sur le parvis, nous rappellent le caractère chrétien du lieu. L’entrée est protégée par un auvent en forme de chapeau aux bords relevés. En pénétrant dans l’église avec, en tête, l’image d’une nef du 13e siècle, on est surpris par la rareté des fenêtres. La lumière naturelle filtre uniquement de deux baies latérales, situées très haut dans la maçonnerie, de part et d’autre de l’autel. On comprend immédiatement le parti pris des architectes : la lumière n’éclaire que l’autel et le prêtre et, en concentrant l’attention des fidèles, confère à l’ensemble, une certaine aura. La dalle qui constitue le toit est trop grande pour être autoportante. Il fallait donc reprendre la charge soit par un pilier qui aurait encombré l’espace, soit par un système de poutres. Cette dernière solution a été retenue, sous la forme de deux grosses poutres situées sur, et non sous le toit, avec lequel elles font corps.  Ces raidisseurs, dont la section en U permet d’économiser la matière et d’encadrer les deux fenêtres latérales, forment une croix sur le toit. On les voit dépasser de part et d’autre de l'édifice, et l'extrémité de la branche donnant sur la façade forme un auvent au-dessus de l’entrée de l'église.

Au-delà de la prouesse technique, c’est une aventure humaine, celle d’une communauté récemment arrivée sur nos coteaux, qui a participé de façon originale au financement de l’ouvrage : les habitants préparaient les repas et les apportaient aux ouvriers du chantier (repas d’une excellente qualité, au demeurant). En contrepartie, ces derniers versaient au diocèse le montant équivalent à leur prime panier. Cette collaboration augmentait notablement le budget disponible.
A l’instar des modestes églises de campagne dont tous ont oublié l’architecte, c’est la communauté humaine qui, un jour choisi, a posé là son baluchon et a donné vie au bâtiment.

Pour toutes informations concernant les offices, veuillez vous rapprocher du secteur pastoral de Cenon-Lormont situé 24 rue René Cassagne 33150 CENON au 05 56 86 31 08 ou cenon-lormont.paroisse@orange.fr

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