Lavoir de la République "Environnement"

Cette page, accessible par un QR-Code in situ, a été créée par les Amis du Vieux Lormont afin de permettre au promeneur d'obtenir des informations sur l'histoire patrimoniale du site visité.

Une pétition des habitants du quartier demandait un lavoir dans la partie haute du village. Acceptée par la  Mairie le projet de construction a failli ne pas aboutir : en fait preuve  une lettre de refus de la Préfecture de Bordeaux,  envoyée le 9 janvier 1909 au Maire de Lormont. Ce refus était motivé par l'avis très défavorable de l'Inspecteur d'Académie, au prétexte que ce lavoir, avec ce que cela comportait de nuisances sonores et olfactives serait trop proche de l'école du bourg (aujourd'hui musée). L'Académie ayant changé d'avis, ou d'inspecteur, l'autorisation est signée en juillet 1909 et le lavoir construit.

 

Face au musée, à l'entrée de la rue de la République, une sobre charpente métallique (construction type du début du 20e siècle couvre un lavoir en béton à double bassin (lavage - rinçage) de 16 mètres de long sur 8 de large, approvisionné par l'eau de la ville. Les autres lavoirs, plus anciens, étaient alimentés par des sources dont Lormont était généreusement pourvue.

A notre connaissance, c'est l'avant dernier en date des sept lavoirs qui font de Lormont la commune la mieux dotée du département. Dans l'ordre de la construction : Blanchereau, fin XVIe, Carriet XVIIe siècle, Martin Videau avant sa transformation vers 1930, Lissandre, Gelot, République et le dernier, en 1932, quai Rouffiac (Elisabeth Dupeyron) détruit pour cause de vétusté en 1990.

Délaissés au profit des machines à laver - combien on comprend les ménagères - ces lavoirs pittoresques mais déserts ne gardent plus que le souvenir d'un incroyable animation. Femmes pauvres, femmes de journée chez les plus riches et "savonneuses" professionnelles compensaient leur rude labeur par des chants et des plaisanteries mais surtout par des échanges de potins faisant de ces lieux les ancêtres des réseaux sociaux !

L'animation était telle que des surnoms leur avaient été donnés : ce lavoir de la République était appelé "la chambre des députés", Blanchereau, peut être plus huppé, "le Sénat" et celui de la place Gelot on ne sait pourquoi, "la Cour des Comptes".

Le panneau sur le mur du fond fait référence à une très curieuse histoire de " Vierge qui pleure", due à madame Marie Mesmin (de Bordeaux) qui engendra un scandale local puis national voici un siècle (voir cahier AVL d'août 2019). Les laveuses de Lormont ont organisé une mise en scène probablement très ironique de ces événements.

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